Une partie de la famille à mon chum, habite à Granby.
En arrivant d’une de ses visites, il a apporté à la maison des journaux de la ville. Je crois qu’en secret il désire aller s’installer un jour dans ce joli village. Son médecin de famille -détenteur de son historique de santé depuis sa tendre jeunesse- est établi à Granby. Et aussi son barbier (le seul à connaître cette fameuse coupe qui le rend unique). Sans oublier le garagiste, son cousin. À qui d’autre pourrait-lui confier la plus belle acquisition motorisée méritante des heures et des heures de travail de cirage sous des ciels nuageux?
Même les saucisses des marchés "granbyllois" n’ont de pareil nulle part! Je crois bien que s’il n’est pas encore osé à en apporter à la maison c’est à cause un peu du fait que le temps de voyage pourrait gâcher la fraîcheur des aliments. Qui sait, peut-être la prochaine fois on pourrait même apporter une glacière pour transporter les incomparables saucisses!
S’il me faut une doublure pour mes pantalons, il n’y a pas de choix : il faut se rendre à Granby pour que Simone-sa maman- fasse la couture.
Ce billet n’avait pas pour but de décrire ce côté traditionnel de mon chum que j’adore, mais pour vous faire un petit racconto rigolo.
Moi, que pensais à être la seule à avoir vécu des épisodes comiques lors de mon arrivée au Québec je découvre que pour d'autres immigrants ce fut de même.
En lisant un des fameux journaux que mon chum avait apporté je trouve un article d'une chroniqueuse, dont son chum est cubain.
Elle décrit de façon très drôle comment que son chum trouvait-tout comme moi-que les québecois étaient TRÈS accueillants, quand à chaque de ses mercis ceux-ci répondaient « Bienvenue »
Et aussi grande ce fut ma surprise de savoir que tout comme moi son chum confondait des mots, surtout lors de l’écoute des chansons. Quand j’ai entendu par la première fois la chanson que mon fils devait interpréter à son spectacle de fin de camp de jour, je pensais que quelque chose clochait dans la chanson choisie. Mon fils était le seul garçon dans un groupe de danse et le scénario montrait le garçon que choisissait parmi les filles, celle qui serait LA PLUS BELLE. Mais dans mes oreilles j’entendais chanter aux petites filles : je suis la POU-BE-LLE, je suis la POU-BELLE.
Et je ne veux plus m’en souvenir de toutes les gaffes que j’ai pu avoir commises, parce que même jusqu’à ces jours, je ne peux pas empêcher mon fils et mon chum de m’agacer à chaque fois qu’à l’épicerie je dis le mot SPÉCIAL, en ajoutant un petit son de E au début du mot, ce que ça donne ESPÉCIAL, ainsi que ESPECTACLE, ESTRESSÉ, etc.
Que voulez-vous? Ce sont mes racines uruguayennes-dont je suis fière- qui font cela.
3 commentaires:
Bonjour, Carla.
Oui, mais garde tes racines.
Bonne journée.
Je t'embrasse.
Les racines c'est précieux, c'est ce qui fait notre originalité. La femme de mon fils vient aussi de Gramby et je crois bien que tout ce qui se fait là est meilleur qu'ailleur.
Je vais finir pour dire que mon chum avait raison ;-)
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