mercredi 18 août 2010

La bonne technique

Une belle sortie à vélo sur la Rive-Sud samedi, suivie d’une sortie demi-longue le dimanche. Je bien dis demie-longue. Une longue sortie pour nous équivaut à un 20km. Mon amoureux voulait me tester à tenir le coup. Nous avons parcouru 10km, 15 minutes dans la zone 2 et le reste dans la zone 3, soit la plupart du temps entre 75 et 85% de ma capacité aérobie dans un temps total de 53min. Il n'a pas beaucoup parlé lors de cette sortie, et il n'a pas été clément avec moi. À la toute fin avec un sourire il m'a dit: si tu cours à cette vitesse, tu peux bien atteindre ton record lors de la prochaine course cet été.
Et j’adore essayer des nouvelles techniques chaque fois. Donc, j’ai profité que mon coach filait sérieux, pour : me concentrer sur mes pas, accélérer la cadence, courir plutôt sur le milieu des pieds. Je tâtonne un peu lors de mes entraînements. J’ai perdu ma montre Polar au camping au Lac Saint-Jean.
J’aime bien de laisser me guider par mes sensations, mais je dois avouer que secrètement je désire une montre qui pourrait préciser par ex : ma cadence, la distance, ma fréquence cardiaque, l’organisation des mes intervalles.

Dr. Dan Libermann, chercheur de l’Université de Harvard, démontre dans une vidéo qu’au delà des chaussures qu’on utilise, ce qui importe c’est la bonne technique. Cette étude est assez importante. Il vient à appuyer la thèse de Danny Dreyer, le créateur du Chi-Running, développée depuis 1999.
Serait-ceci le déclencheur de mon rêve de la nuit passée? J’ai rêvé que je courais en « alpargatas », voire des mocassins uruguayens, comme ceux de la photo.


L’idée c’est de sentir le sol avec le milieu des pieds, ce que les souliers de course haut-technologie ne permettent pas de faire. Les fabricants de souliers de course vissent au confort et à un bon soutien de la structure du corps pour éviter des blessures, en utilisant des différents types de renfort. Mais de cette façon le coureur n’est pas capable de développer la bonne technique à 100%. Les muscles deviennent paresseux et ne se développent comme il faut. Quand on court comme nos ancêtres que ne couraient que pieds nus ou avec des sandales ou mocassins, tous nos muscles acquièrent la force nécessaire pour une meilleure performance tout en évitant des blessures. Aussi nous développons la posture adéquate pour la course et la mécanique adaptée à l’effort. Bref : comme courir pieds nus c’est quelque chose que je n’envisage de faire et comme les mocassins uruguayens sont un peu démodés, j’envisage de m’acheter des bons souliers de course simples et moins chères que les sophistiqués, comme ceux-ci:




Ce pair des souliers NB, ne coûtent que 35$, et moi que payé 150$ pour mes SAUCONY, haute-performance. En fin de compte, il y a tellement de choses à apprendre...Informez-vous bien avant d'acheter vos prochains souliers. C'est vrai que les "miniminal shoes", comme il sont appelés, durent moins logtemps parce qu'ils usent vite, mais par contre avec eux c'est plus sûr qu'on dévéloppera la bonne technique.

Maintenant…regardez la vidéo, où Dr. Liebermann explique pour quoi courir sur le milieu des pieds-soit pieds nus ou en utilisant des souliers simples-, c'est le top des techniques:


samedi 7 août 2010

La gang part pour le Lac Maskinongé


Nous sommes inscrits pour le Maski-Courons International de demain au lac Maskinongé sur le site du parc La Baie à Mandeville, à 129km de Montréal. Il s'agit d'un événement sportif qui est à sa 33ème édition, offrant trois types de défis: un volet course à pied, un volet cyclisme et un volet canot.


Nous prévoyons partir tôt à matin, question d'arriver de bonne heure et faire tous les préparatifs de rigueur. Nous aimons tout dans nos compétitions, mêmes ces préparatifs que si bien chez la course à pied son bien simplifiés par rapport à d'autres types de sport comme le vélo, mais qui constituent pour nous une routine, où aucun petit détaille peut être oublié: surtout d'aller à la salle de bain avant de partir, prendre soins que nos lacets soient bien attachés, et bien fixer nos dossards avec les épinglettes. J'aime ça. Pendant tout ce temps, nous ne nous parlons pas, et on partage ces moments -mélange de silence et demi-euphorie précedant la course-avec beaucoup de complicité.

Voici les 3 parcours prévus pour la course à pied de demain. J'en ferai les 10km, et je me lance le défi de les compléter en moins de 50min...., soit 3 minutes de moins que mon meilleur temps pour les 10km jusqu'à maintenant.

Pour bien performer, quoi de mieux que de prendre un samedi relax? Bien dormir et bien manger comme la cigale sous le soleil d'été....

samedi 31 juillet 2010

Vieille ou nouvelle école?

Mon amoureux m'a fait découvrir une nouvelle émmission: Le p'tit monde scientifique du Doc Boucher, tous les samedis-midi à la radio satellite XM 172.

Je suis bien contente de savoir que mon approche d'une santé optimale ait des points en commun avec celle d'autres personnalités ayant un solide parcours dans le milieu scientifique québecois.

Pensez-vous encore que la maîtrise du poids dépende de l’équation entre la dépense de calories et l’ingestion d’hydrates de carbone?

Voyez pour quoi ce concept est devenu démodé. Doc Boucher en explique les raisons. Allez sur son site et cliquez sur Consommation d'oxygène et perfomance sportive, dans la Section Archives.

Je commence à m’en douter aussi de la théorie de la vieille école qui affirme que le jour avant une compétition, il faut s’abstenir de faire l’amour…. Mmmmhh, je crois que je deviens de plus en plus partisane de la nouvelle vague.

mardi 27 juillet 2010

Coupe Dix30-3ème étape

La troisième étape de la Coupe Dix-30 s’est tenue au Parc de la Cité à Saint-Hubert.
2 options de courses étaient offertes : 5 et 10km. 2 boucles pour les 5km et 4 pour les 10. Quand nous avions vu qu’il s’agissait d’un parcours en boucles, n’avons pas beaucoup aimé l’idée. Il nous a semblé que cela pourrait s’avérer ennuyant. Mais avons appris qu’il ne faut pas se créer des préjugés. Le parcours en 4 boucles ce fut bien amusant. Nous trouvions de repères pour nous encourager, tel que : OK, le prochain c’est le poste de musique, le prochaine c’est le ravitaillement, le prochaine c’est la petite côte, et comme ça. J’aime bien me raconter des histoires pendant la course….Mon amoureux a bien réussi sa nouvelle technique, donc il a eu moins de mal aux tendons et plus aux mollets :-)
À fur et à mesure qu’on participe aux différentes courses on commence à reconnaître certains visages. Je suis bien heureuse de savoir que nous ne sommes les seuls à aimer la course à pied et à vouloir nous améliorer. C’est une opportunité aussi de côtoyer des athlètes d’élite et d’apprendre des trucs. Cette fois on a remarqué qu’ils se donnent vraiment à fond. D’habitude, au départ, les plus rapides se positionnent en tête du groupe et avancent assez rapidement pour dépasser le reste du monde au moins une fois, quand il s’agit de parcours en boucle. Quand ils me dépassent j’ai l’opportunité de les regarder courir, apprécier leurs techniques et faire d’autres appréciations. Comme vous le constatez, mon côté réflexif s'applique à tous les ordres de ma vie, même à la course à pied. J’aime bien ce trait en moi, ça fait partie de ma personnalité et il me donne un tas d’avantages. Il y a beaucoup de monde qui me croit un peu trop observatrice…et même certains qui se sentent un peu gênés, mais c’est sans intention -je vous l’assure- de déranger personne…

Le côté que je dois améliorer en moi, c’est justement celui que j’ai remarqué chez les athlètes : se donner à fond. Ils étaient focusés, essoufflés au point de noter leur respiration très très agité lorsqu’ils me dépassaient. Je suis tellement zen...j'aime plutôt faire de réserves d'énergie. Je crois que je dois contrabalancer l'aspect zen avec un peu plus de force et de courage.
Mon objectif de vie et de course à pied : je laisse un peu l’observation et je fonce. C’est le temps!
De toute façon je suis bien contente de ma performance à St-Hubert. Je suis arrivée 5ème dans ma catégorie, soit 5/16 et ai fait un temps de 55m15s. Mon meilleur 10km jusqu’à maintenant ce fut la 2ième étape de la Coupe Dix30 à Longueuil avec un temps de 53m et…s.

mercredi 21 juillet 2010

La course du Lac-Labrecque


Saint-Léon c’est un des petits villages qui contournent le Lac Saint-Jean. Nous voulions participer au tour du Lac Labrecque, que dans sa 29ème édition offrait différent types de défis de course à pied.
Campés à Val-Jalbert depuis dimanche, mercredi le 14 juillet nous nous sommes déplacés à Saint Léon, en après-midi. Après 45 minutes de voiture, nous y sommes. L’environnement est convivial. Lors de notre inscription la dame nous annonce déjà ce qui nous attend après la course : pour le gouter il y aura rien de moins que la TOURTIÈRE DU LAC SAINT-JEAN!!

Je décide de faire les 5km avec mon fils. Après le demi-marathon du dimanche passé, je ne suis pas à mon 100% pour courir un 15km. Mon amoureux, plus courageux, décide à la dernière minute qu’il fera bel et bien le défi des 15km, malgré que son tendon d’Achille ne soit pas encore guéri.
Avant la course, dans les toilettes, il a entendu dire que le parcours inclut des côtes. Il n’aime pas trop ça mais il fonce!

Luchi et moi partons ensemble en queue du groupe des 5km. Mon orgueilleux fils aime dépasser les autres. Et il s’éloigne de moi assez vite. Je vous le dis. À 11 ans il est plus performant que beaucoup d’adultes.
Les gens du Lac Saint-Jean sont des gens super gentils, et pendant la course ils sont bien orgueilleux aussi. En manquant le dernier kilomètre pour l’arrivée, je dépasse une femme, qui me frôle pour avoir la deuxième place juste un second avant la ligne d’arrivée :-)
Ce fut bien drôle comme situation. Je ne m’attendais pas à être dépassée comme ça. Chose bien drôle aussi : les femmes du lac Saint-Jean aiment se maquiller et ils se maquillent même pour courir!!
Une fois ma course finie, j’envisage d’aller encourager mon amoureux lors de son dernier km avant l’arrivée. Ce fut vraiment émouvante de le voir venir à l’horizon et je cours un petit bout avec lui, juste pour lui murmurer des mots d’encouragement. Je suis tellement fière de lui. Il a fini sa course des 15km en 1h13mn!!, pas loin des premiers, des athlètes de haut niveau…

Après de si gros efforts quoi de mieux que de se récompenser avec la tourtière si attendue…
Le meilleur repas que nous a été offert jusqu’à maintenant de tous les événements dont on a participé. Une portion généreuse de tourtière, sandwiche aux œufs, tarte à la viande, salade de deux sortes, et des galettes maisons à discrétion. Les gens d’ici sont généreux, ça se voit dans leurs visages. Ils ne sont pas habitués à voir des étrangers dans ce coin de la terre. Assis autour de notre table, nous nous sentions observés :-)
Mais ils sont curieux et désireux de savoir sur nous.

En tout cas : l’Uruguay est bien représenté. Avec un peu de difficulté à dire mon nom, l’animateur a bel et bien dit : la troisième place pour les 5km catégorie femmes 40-49 ans : Carla Baldassari! Ceci m'a pris un peu par surprise...

De tout façon cette fois je n'ai couru que pour le plaisir qui m'apportent de si émouvants moments de partage en amitié et en famille.
J'ai des images qui vont rester surement longtemps dans ma tête et dans mon coeur, parce qu'elles me donnent l'opportunité du changement et de la croissance. Je me sens si petite et si grande et reconnaissante envers la vie et j'en remercie.

lundi 19 juillet 2010

Le demi-marathon de Yamachiche


J'étais disparue de la circulation, ou encore mieux de la civilisation. J'avais hâte quand même de me mettre à jour avec mon blogue et vous raconter des nouvelles. Je commencerai pour parler de notre participation au demi-marathon Marcel-Jobin de Yamachiche.
Nous étions les trois inscrits pour différents défis. Jack et moi pour le demi bien sur et mon fils pour le 2km et le 1 km. Nous avions décidé que ceci lui donnerait plus des chances d’apporter une médaille. Qu’est-ce que vous voulez…à 11 ans on ne court pas seulement pour le plaisir. Gagner une médaille c’est la motivation numéro 1 d’un garçon.
Notre départ était prévu pour 9h30 tandis que celui à mon fils pour 10h15. J’étais un peu inquiète de lui laisser tout seul, mais nous lui avons donné mille des recommandations avant de partir.
Notre demi commence très lentement. Nous sommes restés en queue du groupe. On préfère toujours faire comme ça. Dépasser les autres un peu plus tard nous apporte du plaisir :-) Que voulez-vous? Il faut bien se trouver des stratégies de course…et s’amuser un peu.
Il faisait chaud le matin du 11 juillet. J’ai adoré parcourir les routes qui traversent la campagne de ce coin du Québec. Des champs de maïs et d’autres plantations que je ne reconnais pas…aussi des animaux de ferme, silos, jolies maisons et beaucoup d’espace et de silence….et des vaches que nous dissent bonjour.
Les premiers 10 km se passent à merveille. On vire dans un poste de revitaillement et je me cogne la cheville gauche avec le talon droit de mes Nikes des annés 90. Sti. Ce n’est pas possible…Je dis à mon copain : je ne peux pas le croire, je ne peux pas marcher. J’ai envie de pleurer tellement ma déception. Ma cheville est gonflée, je pense q’ une veine a peté. Je continue à marcher et je cours quand même. La douleur disparait assez pour me permettre envisager de continuer les autres 10km. Jack me raconte des histoires question que j’oublie. Les derniers 5km je les parcours très lentement mais je ne m’arrêts pas. Ici c'est le silence, un silence différent à celui du tout début. Je vois les autres coureurs devant, derrière nous et il n'y a pas un mot. Juste le désir de finir la course se voie dans leurs yeux et dans leurs corps qui transpirent amplement. Comme nous...Il faut résister...Tout sort des phrases me viennent à la tête : je suis un rhinocéros, je suis forte, je m’imagine la flamme bleue qui m’entoure, etc.
À quelques pas de l’arrivé je vois Luciano avec 2 médailles qui pendent de son cou qui m’encourage à cris partis : Allez maman, vas-y plus vite!!! Cours!
2h22m20sec oufff! Je finis mon demi-marathon.
Oui, je sais maintenant c’est quoi l’affaire des ongles noires… on dirait que je m’y suis mis du vernis.
Quant à mes Nikes, je les lâche d'une fois par toutes, c’est le temps d’en acheter des nouveaux…

mardi 6 juillet 2010

La course des Riverains de Chateauguay


Je suis contente de découvrir tous ces défis de course à pied organisés par les différents clubs et associations sportives du Québec. Essentiellement on s'amuse en famille et on cotoie des gens positifs et enthousiastes. Dimanche le 4 juillet, nous nous sommes déplacés jusqu’à Chateauguay pour participer à la première édition de course à pied organisée par le Club de course à pied des Riverains de Chateauguay. Luciano a fait le 2km, et nous-que dernièrement raffolons des 10km-les avons accomplis, cette fois, en serpentant les jolies rues de Chateauguay.
En étant la première édition, on a constaté des choses à améliorer du point de vue de l’organisation. Mais tous ces détails furent oubliés par nous, qu’avons vraiment apprécié le travail des bénévoles qui nous ont encouragé tout au longue de la course. Si bien j’étais épuisée je ne pouvais pas m’empêcher de sourire à chaque démonstration d’encouragement. Merci à tous ces gens dévouées et merci à Jack qui m’a soutenue pendant cette épreuve, la plus dure que j’ai eu jusqu’à maintenant. Un des bénévoles qui portait un chapeau chinois nous a crié: Oui, elle va devenir bonne elle! Bravo! Le scénario faisait penser que Jack était mon coach :-)
Le vendredi avant la course il y avait quelque chose qui m’annonçait la fatigue. Nous avions partis en soirée pour un entraînement et mes jambes m’ont lâchée au 7ème km. ce fut la première fois que je ressentais ce que ça veut dire d’être vidée. Pendant la course je pense que j’aurais bien marché par instants si mon ami n’avait pas été là. Ce matin je suis allé en vélo pour une récupération. Me lance-je pour un démi samedi prochain? Madame rhinocéros ne dit jamais que non… J'suis en train à penser à des trucs pour tenir ce coup...Une ceinture pour l'eau et mon Rev3 ne manqueront pas, c'est certain...