J’ai mon sac à dos sans défaire depuis mercredi passé.
Météomedia avait annoncé à 7h qu’il pleuvrait ce jour-là, ce qui n’a pas finalement arrivé. C’est pour ça que retourné avec mon sac pour le déposer à la maison et sortir avec Bella sans rendez-vous. J’ai eu ma journée de vélo finalement. Quand il pleut je ne sors pas à vélo, et je vais au gym.
Pour demain il semblerait que la pluie nous rendra visite. Alors je jette un coup d’œil à mon sac pour vérifier si tous mes affaires sont-là. Dire que je ferai du triathlon(?), sonne un peu ambitieux. Il vaut mieux dire que je vais tenter de pratiquer vélo+course à pied+ natation :-)
Grâce à un persistant désir de vaincre la peur de l’eau, j’ai appris à nager à l’âge de 15 ans. J’aurais pu choisir une autre activité. Le tennis par exemple, dont je ne me défendais pas si mal. Mais non, je voulais nager, je voulais confronter à ce qui me terrifiait. Je crois que dans mon antérieure vie, je mourus noyée, parce que j’ai eu peur de l’eau depuis toujours. C’est pour ça qu’apprendre à nager a été tout un défi pour moi. Plonger la tête sous l’eau n’a pas été facile. Je ressentais une terrible angoisse et un sentiment d’étouffement. J’ai appris à coordonner la respiration, à me familiariser avec cet étrange son semblable au vide qui émerge des profondeurs de la piscine. Mais savez vous quoi? Je n’ai jamais dit à personne que j’avais peur de l’eau, même pas à mon entraîneur, ni à mes parents, ni à mes amis. Je considérais qu’il s’agissait d’un défi qui m’appartenait. Je sais, il n’y a rien de mauvais à dire qu’on a peur, mais à l’âge de 15 ans je voulais me démontrer à moi-même que je passerais à travers. Jusqu’au aujourd’hui je crois qu’il y des choses qu’on doit régler par nous-mêmes. J’ai étais toujours comme ça, plutôt individuelle, dérivé peut-être du fait d’être une fille unique. Je ne sais pas. C’est longue à expliquer, et je ne vais pas vous embêter à parler tout le temps de moi.
La natation ce n’est pas mon point fort, mais je suis capable de nager avec style, ce que j’ai beaucoup amélioré avec le temps, en me répétant que j’étais capable de tisser un lien d’amitié avec l’eau. Il ne fallait pas que je me batte contre lui, mais que j’aille avec lui, en me glissant dans son essence. Tout un travail, non?
J’ai d’autres défis que j’ai relevés. Mais ça c’est une autre histoire.