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jeudi 3 juin 2010

Rhinocéros ou vache de patûrage?


"Les rhinos sont heureux de foncer à la découverte de nouveaux secteurs de la jungle et de rencontrer d'autres animaux sauvages. Les ruminants préfèrent regarder la jungle à la télé.
Les rhinos sont heureux lorsqu'ils se mettent à charger en direction de leur objectif. Les vaches sont heureuses lorsqu'elles se font chauffer la peau au soleil en mastiquant de la paille.

Surtout ne vous sentez pas mal d'être un ruminant. Il faut bien que quelqu'un le soit. Nous avons besoins d'engrais pour fertiliser les jardins de rhinos, et nous avons besoin du lait pour que les rhinos puissent déguster leurs milk-shakes au chocolat. Les ruminants dans le pré offrent un spectacle champêtre lorsque nous nous promenons le dimanche dans notre Rolls-Royce. Et le cuir des vaches sert à fabriquer de jolis portemonnaies.
................................
Même si vos parents étaient des ruminants convaincus, cela ne vous oblige pas à en être un. Faites un séjour chez les rhinos et vous verrez. Vous serez vraiment heureux! "

"Un succès de rhinocéros"-Scott Alexandre-

mardi 26 janvier 2010

Inspirant...

Où est-ce que j’ai entendu dire que quand nous nous embarquons dans le bon chemin, le maître se présentera?
Depuis que j’ai pris la décision de redéfinir mes objectifs pour 2010, les maîtres ne laissent pas de se présenter dans ma vie. Une rencontre avec quelqu’un qui m’amène à la fois à rencontrer d’autres personnes dont leurs idées me rejoignent à plusieurs niveaux…. un livre qui tombe dans mes mains avec les mots justes…

L’homme peut-il vivre sans idéaux? Peut-il considérer son travail comme un simple gagne-pain, sans transcendance sur le quotidien?

Voici de mots que je trouve inspirantes, qui pourraient aider à rédefinir le rapport que nous entretenons avec notre travail.

« C’est toujours avec enthousiasme que je me lève le matin en me demandant ce que mon intuition me suggérera cette fois, comme des cadeaux offerts par la mer.
Je ne me rend pas au laboratoire pour travailler. J’y vais pour chercher, pour comprendre, pour découvrir. Je vis pour que ceux qui viennent après, puissent jouir d’une meilleure vie, ce qui représente -à la fois- une raison pour vivre la mienne »

Tiré de « Invisible Miracles-The revolution in cellular nutrition » -Dr. Myron Wentz

jeudi 7 janvier 2010

Terres d'échanges

Ça fait quelques jours, j’avais lis dans le journal Métro qu’à Télé-Québec, une nouvelle émission débuterait à partir du mercredi 6 janvier.
Ce fut mon fils qui s’en eut rappelé et m’a dit pendant qu’on regardait Merlin : "Maman, c’est aujourd’hui le truc espagnol!" Puis, on a été capable de regarder les derniers 15 minutes du premier épisode.
Il s’agit de Terres d’échanges, une production qui met en scène deux personnages qui émigrent, chacun dans le pays de l’autre. Une québécoise se déplace pour vivre en Argentine, et un argentin vient vivre ici au Québec. C’est émouvant d’entendre parler ces deux jeunes artistes à propos de leurs expériences croisées. L’une qui dit que plus d’avoir changé, qu’elle sent avoir élargi son territoire. L’autre que constat que le Sud c’est la répression, tandis que le Nord c’est la dépression.

Ne manquez pas les épisodes suivants. Une histoire de croissance, d’ouverture, de richesse et d’expériences, qui porte à réflexion.
Deux regards croisés sur de mêmes réalités ne feraient-ils en sort de nous faire grandir encore un peu?

*Je remarque qu'il y en aura une rediffusion aujourd'hui à 15 h et dimanche le 10 janvier à 1 h.

lundi 21 décembre 2009

Ce système, je l'aime!


Ça fait déjà 3 semaines que je reçois des paniers biologiques provenant du Jardin des Anges. Comme je n’ai pas de glacière, je laisse mon panier à linge dans la porte d’entrée avec un billet pour le livreur : « déposer ici ».
Lors de la première livraison, un mardi matin, j’étais au bureau et je me demandais : aura-t-il déjà arrivé?
Donc, j’appel la voisine (chargée de surveiller le déroulement de la chose). Elle m’annonce que le panier était arrivée et qu’elle avait pris la commande et avait gardé le tout dans son frigo. Elle connaît le Jardin des Anges. Elle a été déjà membre, mais elle a arrêté, parce que parfois elle trouvait trop de légumes pour la maison.
C’est vrai qu’il faut aimer cuisiner. Et le faire souvent, avant que les légumes périssent. Ce fut à Côte des Neiges, quand j’y habitais, que j’ai su pour la première fois à propos du Jardin. J’ai vu la camionnette garée près de chez-moi et ce joli nom Le Jardin des Anges a attiré mon attention.
J’ai pris la décision d’adopter ce système, parce que :

1-Il vient à faire en sorte de renverser le processus de consommation dont on est habitué. Ce n’est pas à nous de choisir. La sélection est déjà faite.
L'idée d'une sélection faite par un tiers et le fait que notre intervention dans le processus d'achat soit réduite à la réception de la marchandise pourrait quelque part nous déranger, dans le sens que cela pourrait être perçu comme une restriction à notre liberté de choix.
Dans ce sens, le paradoxe c’est que nous ne nous interrogeons pas et ne posons pas de contraintes à accepter les formules suggérées par les grandes entreprises d’aliments, qui n’hésitent pas à utiliser tous les moyens de suggestions de type marketing pour nous faire croire que ce qu’elles offrent c’est du bon pour la santé. Je pourrais ici faire référence à certains mythes de l’alimentation comme celui du lait de vache. Alors, on finit par boire –et faire boire à nos enfants-de tonnes de lait de vache en pensant que c'est la meilleure source de calcium, quand des recherches ont démontré que le lait de vache n'apporte pas le calcium que nos cellules ont besoin (explication plus détaillée à venir).
2-Je sais qu’avec les paniers biologiques, il n’y a pas de mauvais pour la santé et que les produits conservent la plupart des éléments nutritifs. Comme ils proviennent des producteurs québécois, le temps écoulé entre la récolte et sa consommation est plus court.
3- Parce que je me suis posée la question à plusieurs reprises à propos de ce que nous ingérons à chaque jour, comment nous traitons notre corps, notre temple que va nous soutenir pendant notre chemin de vie…. Et que l’activité de manger doit être précédée d’une prise de conscience. On est habitué à suivre des modèles de consommation bâtis par des entreprises que ne cherchent qu’à remplir leurs poches. Je n’ai rien contre cela. Chacun son affaire. Mais nous aussi, nous avons le choix.
4- Parce que parmi Le Jardin des Anges, je connais de nouveaux légumes et fruits, parfois des raretés.
5- Parce que cela m’évite d’aller dans les supermarchés (je n’aime pas les supermarchés)
6- Je sauve du temps.
7- Les recettes du Jardin (incluses dans le bulletin à chaque semaine à appliquer aux légumes reçues) sont faciles à réaliser.
8-Parce que mes papilles gustatives font la fête. Ça gout du vrai le bio!
9-Parce que c’est une belle façon de nous démontrer que nous nous aimons et respectons

mercredi 2 décembre 2009

Résilience

Résilience selon Le Petit Larousse : Aptitude d’un individu à se construire et à vivre de façon satisfaisante en dépit des circonstances traumatiques.

La Maison Théâtre organisa une activité pour les 5èmes années de l’école de mon fils. L’activité consistait à 3 étapes :
1 : Rencontre avec les élèves durant une heure de classe, occasion dans laquelle ils ont eu l’opportunité de faire de courtes représentations de la pièce de théâtre Isberg.

2 : Organisation d'une soirée à laquelle les parents furent invités ayant les enfants démontré les monologues appris.

3 : Tirage de billets pour aller voir la pièce au théâtre La Maison Théâtre. L’école offrait un autobus pour déplacer enfants et parents in situ.

À l’école je suis restée émue face à tout ce que les jeunes enfants de 10-11 ans, peuvent donner avec un peu d’encouragement, et comment ils peuvent si bien saisir et représenter des scènes si chargées d’émotivité.
Mon fils gagna un billet et nous sommes allés voir la pièce. J’ai adoré ces jeunes acteurs talentueux.
Il s’agissait de l’histoire de 3 frères : le grande, la fille et le petit qui doivent faire face à la morte de ses parents subie après un accident de voiture. En plongeant au fond d’eux-mêmes, chacun fait ressortir-par des biais différents-une force nouvelle pour continuer à marcher dans la vie. La résilience devienne en quelque sorte le cœur de la pièce.

Collectionner des articles des périodiques qui racontent des nouvelles tragiques en leur donnant une lecture burlesque, c’est démythifier la morte. « Comment on peut rire quand on est tout brisé en dedans » -se demande la fille-.
Le sous-sol de la maison de la famille d’accueil constitua le scénario où ces trois frères font face à la douleur pour s’en libérer après.

Je regarde mon fils pleinement capable de comprendre et d’assimiler des événements parfois complexes : la morte, la séparation, la solidarité, l’amour, la quête de soi au milieu d’une tragédie à peine perceptible. Je sais qu'il assimile le tout d'une façon différente, après tous les deuils qu'il à dû subir déjà à son tendre âge. Je l'aime tellement. Il est si fort.

mardi 1 décembre 2009

Des gestes qui comptent


Il ne comprenait pas : comment mesurer les angles avec le transporteur….les types : droit, obtusangle, isocèle, équilatère, scalène.
Je me suis assise avec lui: "Imagine que tous les triangles forment une lune pleine. Puis la pleine lune mesure 360 º. Si on la coupe en 4 on a 4 triangles droits qui mesurent 90º chaque. Pour mesurer les angles il faut voir s’il s’agit d’une petite bouche ou d’une grande bouche qu’on doit mesurer (plus que 90º ou moindre)"- je fais des démonstrations avec mon pouce et le reste de la main-
Je n’ai pas pensé qu’il m’écoutait attentivement. Il est allé en classe et il a expliqué à sa prof ce qu’il avait compris -à sa façon- et a refait les mêmes dessins de lune. La prof a dit : "dis à ta maman que je prendrai ses explications, elles sont trop bonnes!"
Chaque enfant est unique. Chacun sa façon de comprendre. En trouver la bonne, adaptée a son individualité l’a fait « voir » la chose, ressortir en lui le sentiment de domination sur le monde, de fierté de soi-même, d'être capable de saisir un phénomène.

On a lu aussi « Lucky Luke-Le pony express » à tour de rôle, une page chaque. Qu’-est-ce que c’est drôle Lucky Luke!

samedi 28 novembre 2009

Fuchsia

"S'aimer soi-même, c'est le début d'une histoire d'amour qui dure toute la vie" -Oscar Wilde-

Cactus de Noël fleuri

dimanche 22 novembre 2009

Galanterie

Je me rappel quand j’étais en secondaire, il y avait un gars qui s’appelait Alejandro qui disait que son père lui avait appris que quand un garçon marche avec une fille sur le trottoir il faut laisser à cette dernière le côté du mur. Un geste s’inscrivant dans des normes de courtoisie que les filles de ma génération recevions avec beaucoup de tendresse et l'appréciions bien. En Uruguay c’était courant de voir et vivre cette galanterie de la part des gars qui se déplaçaient toujours vers la bordure du trottoir pour marcher et accompagner une fille.

Je suis restée surprise de constater qu’ici au Québec, la même habitude -un peu démodée pour certains- est encore vivante pour d’autres.

Qu'en pensez vous? Signe de domination de l'homme sur la femme ou geste délicat de protection?

Ce fut bien émotif pour moi de revivre ce sentiment un peu oublié. Je l'ai accueilli avec gratitude.

mercredi 11 novembre 2009

Pense comme un bourdon, entraîne-toi comme un cheval

J’apprends tellement de choses depuis que je fais le sport. Je considère qu’il ne s’agit pas seulement de raisons qui touchent le bien-être ou la santé du corps. C’est un chemin de vie, une opportunité pour grandir, pour se comprendre mieux à soi-même et aux autres.

En lisant ce petit raconto dans le livre de Joe Friel : « The triathlete’s training bible », un soudain brille est apparu dans mes yeux et un presque imperceptible sourire dans mes lèvres. J’espère que vous allez aussi l’aimer.

Ça fait quelque temps, la NASA développa un intérêt sur le bourdon. Les scientifiques croyaient que le petit insecte enfermait un secret que pourrait être utilisé pour opérer les navettes dans l’espace. Ils se sont demandé comment les petites ailes du bourdon étaient capables de produire un envol suffisant par rapport à un torse assez large et poilu. Comment un corps ballonné et une position qu’allait à l’encontre des principes aérodynamiques pouvait se déplacer si efficacement dans l’air?
Après avoir examiné, disséqué, mesuré, filmé, observé, scruté, comparé, quantifié, ils ont arrivé à la conclusion que le bourdon n’est pas capable de voler. Ce que ces insectes -un peu têtus- croient que le vol est quelque chose de naturel en eux.

Quant au cheval, le cheval de course plus précisément, on trouve que sa physiologie est similaire à celle d’un athlète humain et que le cheval est entraîné de la même façon qu’un humain. Les entraîneurs de chevaux, savent que ils ont une valeur, un potentiel à entraîner et utilisent des méthodes scientifiques pour que le propriétaire ait le meilleur résultat pour son investissement. Pour y arriver, cardio-fréquencemètres, intervalles et entraînement d’endurance, plans d’alimentation et plans d’entraînements sont utilisés.
Psychologiquement, les chevaux des courses différent des humains : ils ne questionnent jamais leurs plans d’entraînement. Les chevaux simplement suivent le plan, sans se demander si c’est assez. Ils ne sortent pas le matin et ajoutent des kilomètres risquant une blessure. Ils ne se sentent pas coupables après une pauvre performance. Le succès ou l’échec n’a pas d’importance pour eux, leur vies dans la cabane se passe comme toujours. C’est vrai que le jour de la compétition, ils sont nerveux, tel que les humains. Ils savent ce qui est en train de se passer, mais ils n’exacerbent pas leur tension en se comparant aux autres. À la place ils s’accrochent à leur propos : devenir plus rapides. Et si le cheval est physiquement fort el l’entraineur intelligent, cela se produira.

Croie en toi-même comme le bourdon le fait. Sans cette confiance, même toute la science réunie au monde ne pourra rien faire pour toi.
Changer l’entraînement à ta guise après une compétition c’est le chemin sûr vers l’échec.

Pense comme un bourdon, entraîne-toi comme un cheval.

« If you think you can or think you can’t, you are probably right » -Henry Ford-

lundi 5 octobre 2009

Ce matin j’ai eu envie de m’approprier par les biais des images, en me servant de ma caméra des instants que généralement passent inaperçus, soit parce qu'ils sont routiniers, soit parce que à matin on est généralement pressés.
6 :30 h : Première geste après avoir mis les pieds sur terre : faire bouillir l’eau pour préparer mon maté. Toujours par ordre de priorité : la préparation de la boîte à lunch de mon fils (parfois il y a des repas chauds, ce qu’il aime bien), la préparation de mon sac : le diner, les souliers, une lecture pour que le voyage soit moins long, ma bouteille d’eau. Ensuite….réveiller à mon fils, un, deux, trois fois, c’est toujours au quatrième appel qu’il réagit. Je crois qu’il sait que c’est à partir de ce 4ème appel qu’il aura assez de temps pour avaler son petit-déjeuner, se brosser les dents et partir en courant à l’école. Bye maman, je t’aime! Et il part comme une flèche.
7 :45 : prendre ma douche. M’habiller rapidement. Jamais le temps de me maquiller. J’apporte mon maquillage par contre, mais rarement je trouve le temps pour l’utiliser. Je devrai plus m’en acheter. Je marche en souliers de course.
L’autobus passe exactement à 8 :32 sur le coin de rue. Je suis bien reconnaissante du système de transport à Montréal. Toujours assez de service. Les pannes si bien arrivent, sont rares.

Parfois je lis dans le métro, parfois je regarde le monde. Aujourd’hui j’ai souri. Il y a aussi les bonnes nouvelles dans le journal : Rio de Janeiro fut désigné officiellement siège des jeux olympiques 2016.
En parlant du Brésil, il faudrait ne pas pas manquer le film de type documentaire qui se passera au Festival du film brésilien, sur la vie de Pelé, l’astre mondial du soccer. Si vous avez envie de connaître l’histoire de ce grand jouer brésilien, ne manquez pas le film Ça c'est Pelé. La date n'a pas encore été annoncée. Il s’agit d’un personnage émouvant.

Et voilà, la journée de boulot qui commence….
Et vous, comment ça se passe à matin?

vendredi 2 octobre 2009

LEÇONS DE VIE

Lors de ma première chute à vélo, j’ai dû me rendre à l’urgence de l’hôpital de mon quartier où je eus longtemps restée . Dès mon arrivée, et vis-à-vis la douleur, des pensées du genre récriminatoire émergeaient : pour quoi c'est à moi que cela a dû arriver, que j’aurais dû faire plutôt telle chose à la place, et alors je rate la Mauricie... etc.
Le temps écoula et un monsieur vint s’asseoir à mon côté. Il portait avec lui un gros sac de voyage et avait un visage souriant. Aussitôt arrivé et en regardant mes blessures il se dirige à moi et me demande pour ce qui m'était arrivée. Je lui demanda à mon tour sur cela qui l’emmenait à l’hôpital, puis il me parla de son genou. Parmi sa conversation aimable et toujours en ton de blaguer il fait en sorte que j'oublie mon bras. Les scènes de mon infortuné épisode revenant en tête à l’occasion, Gaston les saisissait à l’instant....il prenait ma bouteille d’eau et allait la remplir à la fontaine, ou me racontait une histoire...
-Aimez-vous lire?
-Oui.
-Moi aussi
. --Il sort de sa poche un petit pamphlet explicatif sur le fonctionnement de son cellulaire. Il m’explique qu’il l’a tout lu, en anglais et en français. Qu'à la page 3 on retrouve tout tout pour savoir comment enregistrer le message de bienvenue. Il a lu son petit livre à plusieurs reprises pendant son séjour avec sa sœur qui habite pendant l’été dans une caravane. Qu’il s’y fut rendu parce qu’il fut mis dehors de sa maison à Montréal. Je n’ai pas osé à demander les détails. Je me suis limitée à preter mon oreille. Il semblait vouloir partager son désespoir semi-caché. Un désespoir que peut-être il essayait de rendre moins dramatique en aidant les autres. Il n’a pas hésité à aider la dame en chaise roulante pour la déplacer jusqu’à l’accueil. L’infirmier l’avait déposait dans la salle d’attente, et une fois appelée par son nom la vielle dame se débâtait -sans résultat- pour bouger. Ce fut Gaston que de façon mécanique fit un saut pour la pousser.
À ces moments, je me suis sentie un peu égoïste. Maintenant je pense, que parfois on est tellement centrés sur nous-mêmes que nous oublions les besoins des autres, leurs malheurs, leurs tristesses. Tout le monde a une histoire, des moments difficiles à surmonter. Quand on ajoute un propos à nos vies, nos propres malheurs deviennent insignifiants, moins douloureux, et la vie semble nous sourire, tel que Gaston qui n’eut cessé de sourire pendant tout ce temps-là, même en sachant qu’une fois la nuit arrivée, il n’aurait peut-être, aucun endroit où aller.

jeudi 17 septembre 2009

Je rêve....

Est-ce que cela vous-est-il déjà arrivé de décider de mettre les mains sur la pâte plutôt que d’aller au dépanneur pour acheter du pain?
C’est parce que je n’aime pas le pain du dépanneur, et sinon il faut que je me déplace jusqu’au marché et je n’ai pas envie. J’ai envie de jouer à La petite maison dans la prairie ce soir….

Puis, pendant que j’étire la pâte je rêve que j’habite la campagne, dans une grande maison entourée de fleurs, plants et herbes qui la décorent. À chaque matin le parfum du persil, de la coriandre, du basilic envahissant chaque coin de chez moi.
Dehors et pas loin…le chant d’un ruisseau.
J’ai tout ce que j’ai besoin pour cuisiner : des végétaux qui poussent chaque année, du mais, tomates, laitue, bette. Des pomiers... (j'ai appris qu'on l'écrit avec une seule m)


Je suis entourée des animaux, un poulailler où je me rends chaque soirée pour prendre les œufs pour mes gâteaux. Les canards ne peuvent pas m'en manquer! J’ai toujours adoré les canards. Des chevaux, quoi d’autre? Ah! Un chien, bien sûr.
Ah, que c’est beau de rêver…
Je travaille dès la maison en faisant mes traductions --j’ai l’internet oui—
Je fais la course à pied en courant dans les champs sans aucun parcours précis et quand cela me chante, sans horaire préfixé… du vélo aussi, en fin: tout ce que je veux.
Puis en attendant que mes rêves soient 100 % complets, j’amène mes petits pains au four, dont la recette c’est garantie être originale. Je l’ai inventée à fur et à mesure, en regardant dans mes armoires les ingrédients dont je pouvais m’en servir.
Êtes-vous déjà allés au parc pour vous étendre sur l’herbe en vous couvrant avec une couverture pour recevoir les déjà timides rayons de ce doux soleil qui s’éloigne un peu plus de nous à chaque jour? Ahhh, que j’adore cela. Oui, vous étiez prévenus, aujourd’hui je me sens une Laura Ingalls….

mercredi 9 septembre 2009

L'Uruguay dans les nouvelles!!!

Ce fut mon ami qui eut fait cette grande découverte!
J’ai voulu le partager avec vous--en fin de compte ce sont de bonnes nouvelles....
J’en suis toute fière.
Voulez-vous savoir pour quoi? Cliquez.

mardi 8 septembre 2009

Se réconcilier

Vivre la vie avec intensité quoique un privilège pour certains, engendre de soi-même un risque : celui de s’effondre bien au fond quand le malheur arrive. Ces émotions qu’on ne souhaiterait jamais éprouver, comme la tristesse, la colère, la frustration, le ressentiment, qui apparaîtraient face à une situation que nous percevons comme injuste, s’avèrent difficiles de surmonter. Elles laissent parfois des blessures que ne guérissent pas facilement.

Bella et moi, on a repris contact. En l’emmenant chez le mécanicien, j’ai eu un sentiment de tendresse, de respect, de regret pour ce qui s’est passé. Je sais que mon accident n’a pas eu l’envergure de celui de la jeune fille dans le film "L’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux" avec Robert Redford et Kristin Scott Thomas. Mais ce fut quelque chose de pareil. Quand j’ai visionné ce film, la fille, presque à la fin, reprenait contact avec son cheval. Elle et son cheval avaient subi un accident tragique, dans lequel la jeune fille eut perdu une jambe. J’ai beaucoup aimé le moment quand la fille eut monté sur son cheval bien-aimé. Ce fut très émouvant. La réconciliation après une dure épreuve…. le cœur adouci après avoir accepté l’infortuné épisode. Le tout exposé dans une scène qui fut très bien montée-- où le silence ne régnait que pour faire apparaître le sentiment d’amour qui reliait ces deux êtres--.

Au- delà de Bella et moi, dont notre rencontre-post chute ne fut qu’une simple inspiration pour écrire ces mots, je pense que la reconquête de la paix dans nos cœurs passe par l’acceptation de ce fait qui nous a blessés. Plutôt que de l’oublier nous devrions l’accueillir, pour nous pardonner, à nous-mêmes premièrement et à l’autre, après. Cela nous libère, nous emmène à la réconciliation avec nous-mêmes, avec le monde et la vie.
Le sourire perdu fera son apparition, et nous marcherons de façon plus légère pour accueillir l’amour auquel nous avions fermé la porte.

jeudi 20 août 2009

Les éléments et le sport

Quand j’étais en secondaire, nous avons appris un peu de Philosophie. Je me rappel que nous avons étudié les grecs qui croyaient que le monde était composé de 4 éléments essentiels : feu, air, eau et terre.

Ce matin, en revenant de mon entraînement à vélo j’ai pensé que les différentes activités sportives ont une liaison avec ces éléments. Autrement dit, symboliquement on pourrait faire une interprétation philosophique du sport. J’associe la course à pied à la terre, à la sensation d’humidité, de contact avec la Mère Nature. Quand je cours je ressens l’air qui rentre d’une façon directe, ouverte. Je ressens que je suis en contact avec le monde, les autres, l’univers. C’est un va et vient. Aristote, décrit d’une façon précise mes sensations dans la course à pied. Il parle de la qualité «humide» et la décrit comme un « processus de synthèse, de liaison et de collectivisation, d’ouverture sur la globalité ».

Je cherche parfois le visage de ma mère parmi certaines dames aux traits latinos, que je croisse chaque matin en courant. Elles m’offrent toujours un sourire comme cadeau. Et c’est comme ça que je rencontre ma mère.

Le vélo c’est l’élément air. L’air est sec, je me sépare du monde. Je suis dans ma boule, c’est individuel. C’est le repli sur soi. Mon espace est rigide, comme celui des jockeys.
La natation c’est l’eau bien sûr. Mais c’est sec. C’est la plus mystérieuse des trois disciplines. Parce que l’eau est le monde parallèle. On doit s’y approcher doucement, respectueusement, tel qu’on le fait avec un cheval sauvage, pour l’apprivoiser. L’eau nous apprivoise à la fois. C’est la rencontre avec l’être.

J’suis tellement heureuse de cette approche philosophique aristotélicienne ! Et cela grâce au sport!

mercredi 5 août 2009

La force intérieure

« Soyez comme l’eau de la rivière, dont le calme apparent cache une grande force. »

Herbé Desbois « Être zen. Un jour à la fois », Ed. Modus Vivendi, page 117.

Chaque matin, je contourne à vélo, le bord du fleuve pour aller au travail. Ce sont des instants intenses où je me laisse envahir pour la complétude du paysage et pour le calme de l'eau.
J’ai un ami qui se montre toujours un peu avare de commentaires. Il concentre toute son attention sur l’action. Il se réjouit plutôt de démontrer sa fierté plus tard, une fois le devoir accompli. Il partage cette fierté avec ses proches, sans se venter, juste pour le goût du partage.
N-est-il pas vrai qu’on respect plutôt celui qui travaille en silence et fournit le résultat demandé? Et nous désintéressons de celui qui parle trop, peu importe ses accomplissements?
Plutôt que l’approbation de mon entourage, juste pour aujourd’hui je trouve ma gratification dans la satisfaction du travail bien fait.

vendredi 31 juillet 2009

Le droit de vivre comme un enfant

Un article au sujet de la vie controversée de Michael Jackson est apparu, ça fait quelque temps dans BBC News. J’ai trouvé cela intéressante. Surtout pour les explications y versées pour les spécialistes Peter Sharp de la British Psychological Society et Peter Congdon à propos des enfants surdoués.
J’aimerais vous introduire dans la notion du terme « évitement de l’anxiété » (anxious-avoidance) dont je n’avais jamais entendu parler. Il s’agit du comportement de la personne que décide de rester dans sa zone de confort parce qu’elle sait qu’elle excelle là dedans, tout en évitant d’aller faire l’expérience d’autres défis.
C’est ici, dans la croyance que sa valeur comme être humain réside dans cette zone d’excellence, où se trouve le noyau du trouble de la personnalité de beaucoup de personnes, tel le cas de Michael Jackson.
L’enfant pense qu’il est aimé parce qu'il danse bien, il chante bien, etc, mais pas parce qu’il/elle a une valeur en soi.

Le psychologue ajoute dans son analyse que le développement précoce ou accéléré de certains attributs de l’enfant peut être bien dangereux. C’est le cas d’un homme qui amène sa fille adolescent à la piscine chaque jour à 4 heures du matin pour s’entraîner dans le bout que celle-ci devienne une championne olympique. Ou même le cas du philosophe JS Mill qui eut appris latin à 3 ans, grecque à 4 ans et écrit son premier livre d’histoire à 16 ans, en ayant à 19 ans une attaque cérébral.

La forte pression expérimentée pour ces enfants fait d’eaux des individus mal adaptés le reste de leurs existences.

Si vous parents, lissez ces lignes, réfléchissez au sujet des messages que vous passez à vos enfants. Eux, ils expérimentent le monde parmi ce que vous êtes, vos idées, vos croyances. Laissez les être!
Ça obéisse à quoi le besoin de contrôler et dominer les autres, même à nos propres enfants?!

N.B: En relisant mon billet j'ai constaté quelques horreurs/erreurs grammaticaux que j'ai par la suite corrigés dans la mesure du possible. J'espère que vous allez le lire mieux comme ça :-)

jeudi 30 juillet 2009

Question de choix




Station de métro à Washington. Un homme s’installe avec son violon pour interpréter des pièces de Bach, avec passion. Un homme âgé remarque le musicien, s’arrête quelques secondes et reprend son chemin. Une minute plus tard, un premier pourboire jeté par une dame pressée. Quelques autres sous, quelques autres regards, 6 petites personnes, qui attirées, voire : intriguées, s’arrêtent. Six enfants tirés par la main durement par leurs parents.

Cet homme s’appelait Joshua Bell, l’un des meilleurs violonistes au monde, qui eut accepté et se fut prêté pour faire une expérience proposée par le « Washington Post », pour participer à une expérience sociale de la perception et du goût.

Moi particulièrement, j’aurais fait ce que la majorité des gens. Peut-être m’aurais je arrêtée, oui, quelques instants. Ma programmation interne m'aurait indiqué que le métro n'est pas le "bon endroit" pour écouter de la "bonne musique", même si le coeur m'en disse une autre chose.

La vie à chaque jour nous envoie des informations. Ce que nous en faisons marque toute la différence dans nos expériences internes. Vivons-nous nos propres choix ou les choix imposés par les autres qui décident sur ce que nous devons faire et penser?

Vous vous-rappelez de vous-mêmes à l’âge de 6 ans, quand vous étiez ouverts à toute nouvelle expérience, l’attention mise sur les autres, sur le monde?

Tiré de ressources.pro

jeudi 23 juillet 2009

Conte



Une jeune femme rendit visite à sa mère et lui dit que sa vie était tellement difficile qu'elle ne savait pas si elle pouvait continuer. Elle voulait abandonner car elle était fatiguée de se battre tout le temps. Sa mère l'entraîna à la cuisine où elle remplit trois casseroles d'eau qu'elle mit à chauffer à feu vif. Lorsque l'eau commença à bouillir, la mère plaça des carottes dans la première casserole, des œufs dans la seconde et des grains de café moulu dans la troisième. Elle les laissa bouillir sur le feu sans dire un mot.
Après 20 minutes, elle retourna à la cuisine, sortit les carottes et les posa sur un plat. Elle sortit les œufs et les plaça dans un bol. Puis elle versa le café dans une tasse.
Se tournant vers sa fille, elle dit :
- Dis-moi, que vois-tu ? - Des carottes, des œufs et du café, répondit sa fille. La femme l'amena plus près et lui demanda de toucher les carottes. La fille les toucha et nota qu'elles étaient molles et souples. La mère lui demanda alors de prendre un œuf et de le briser. La fille enleva la coquille d'un œuf et observa qu'il était cuit dur. Finalement, la mère lui demanda de goûter au café. La fille sourit quand elle goûta son arôme riche.
La fille demanda alors : - Quel est ton message maman ?
La mère expliqua : - Les carottes, les œufs et les grains de café ont affronté la même situation, l'eau bouillante. Alors pourquoi le résultat produit est-il différent ? Ce qui est important n'est pas la situation, mais la façon dont elle est interprétée et abordée. Les carottes sont entrées fortes, dures et solides. Mais, après l'épreuve de l'eau bouillante, elles sont devenues molles et faibles. L'œuf était fragile avec l'intérieur liquide. Mais, après être passé dans l'eau bouillante, son intérieur est devenu dur. Quant aux grains de café, ils ont, grâce à l'épreuve, exprimé toute la richesse de leur potentiel et ont réussi à changer l'eau. Que révèleront les épreuves que tu affrontes ? Seras-tu carotte, œuf ou café ?
Anonyme

mercredi 22 juillet 2009

Les élèves

Si la maîtresse leur demande ce qu’ils vaudraient devenir à l’âge adulte, elles se taisent. Et, après, en murmurant, confessent : être plus blanche, chanter à la télé, dormir jusqu’au midi, me marier avec quelqu’un qui ne me frappe, m’en aller très loin et que jamais personne ne me retrouve.
Et eux, ils dissent : être plus blanc, être champion mondial de soccer, être l’homme araignée et marcher sur les murs, voler la banque et ne plus travailler, m’acheter un restaurant et toujours manger, m’en aller très loin et que jamais personne ne me retrouve.

Ils n’habitent pas très loin de la ville de Tucuman, mais ne l’ont jamais vue. Ils vont à l’école, à pied ou à cheval, un jour oui, deux jours non…, parce qu’ils échangent avec leurs frères, à tour de rôle, le seul uniforme d’école et le seul pair d’espadrilles. Et la question la plus posée à la maîtresse c’est : quand est-ce que le dîner arrive?

E.Galeano