jeudi 30 juillet 2009

Question de choix




Station de métro à Washington. Un homme s’installe avec son violon pour interpréter des pièces de Bach, avec passion. Un homme âgé remarque le musicien, s’arrête quelques secondes et reprend son chemin. Une minute plus tard, un premier pourboire jeté par une dame pressée. Quelques autres sous, quelques autres regards, 6 petites personnes, qui attirées, voire : intriguées, s’arrêtent. Six enfants tirés par la main durement par leurs parents.

Cet homme s’appelait Joshua Bell, l’un des meilleurs violonistes au monde, qui eut accepté et se fut prêté pour faire une expérience proposée par le « Washington Post », pour participer à une expérience sociale de la perception et du goût.

Moi particulièrement, j’aurais fait ce que la majorité des gens. Peut-être m’aurais je arrêtée, oui, quelques instants. Ma programmation interne m'aurait indiqué que le métro n'est pas le "bon endroit" pour écouter de la "bonne musique", même si le coeur m'en disse une autre chose.

La vie à chaque jour nous envoie des informations. Ce que nous en faisons marque toute la différence dans nos expériences internes. Vivons-nous nos propres choix ou les choix imposés par les autres qui décident sur ce que nous devons faire et penser?

Vous vous-rappelez de vous-mêmes à l’âge de 6 ans, quand vous étiez ouverts à toute nouvelle expérience, l’attention mise sur les autres, sur le monde?

Tiré de ressources.pro

mercredi 29 juillet 2009

Oiseau de nuit ou oiseau du matin?

Est-ce que vous acceptez toujours de bon gré de changer vos routines?
Ce matin, je me débâtais entre aller ou ne pas aller.
-Où ça?
-Faire de la course à pied.
-Pour quoi changer à matin?
-Parce que j’aime bien changer et parce que le départ pour ma catégorie le 9 août est prévu vers 10 du matin.
-Parce que je veux savoir, en termes sportives (??!!) si je suis un oiseau de nuit ou un oiseau du matin. Disons, à quel moment de la journée je performe le mieux.

Il a fallu prévoir de se réveiller une bonne heure avant le départ, question d’avoir le temps de manger pour ne pas sortir à jeune.

C’est agréable de sentir comment le corps se réchauffe depuis les premières minutes de course. Sentir cette flamme qui envahisse dès la pointe des orteils jusqu’à la tête et qui s'installe en nous comme une chose tangible. Avez-vous déjà eu un bébé dans vos bras, ou un chiot? C’est la même sensation, avoir votre corps en main. C’est la vie qu'on embrasse!

Et puis, je me sens très bien. Oups! que les gens sont plus disposés à sourire et dire bonjour le matin que le soir. Surtout les femmes.
Voir la lumière du jour s’annoncer c’est féminin je conclus. Le soir donc, c’est masculin.

Je m’étiiireee. Ahhhh, c’est mouillé. Moi et l’herbe. Ça fait humide et mon corps remercie. Je me sens dans mon habitat. L’odeur de la terre, de l’air collant, du fleuve.
C’est vert et brun, pas le fleuve…ses yeux.

mardi 28 juillet 2009

Soprano sous les étoiles

Le 2 août prochain, à l’Île-des-Sœurs, se tiendra le concert en plein air « Soprano sous les étoiles». C’est l’Orchestre Métropolitain qui exécutera des ouvres de Schubert, Strauss et Mozart et qui accompagnera la soprano Marianne Lambert, dans cet endroit privilégié.

Récemment j’ai fait le tour de l’arrondissement organisé par la Ville de Verdun, et eu l’opportunité de passer par le parc West-Vancouver. L’endroit est magnifique.

Des instants de joie, de rencontre avec soi-même et les autres. Les différences que parfois séparent les humains peuvent bien se fondre pour laisser apparaître ce qui nous unifie à tous, et j’ai l’impression que la musique c’est un pont pour y arriver.

Vive l’été, la musique et la vie!

Voici celui avec qui je m’enfuis :
Concerto No. 5 en re mineur de Doménico Scarlatti




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vendredi 24 juillet 2009

Courir, manger, dormir et rien d'autre please!

Le longue de l’Estacade, combien de km a déjà?
15 km peut-être? J’ai mis donc 24 minutes à le parcourir avec facteur vent par secteurs.

Aller-retour Parc René-Lévesque : 51 :22 minutes (24 km je pense)

Je dois faire mes calculs comme ça à vol d’oiseau, parce que j’ai perdu un morceau de mon odomètre, celui qui se place dans le rayon.

J’espère bientôt m’acheter un sans fils. J’aurai aussi besoin d’un compteur pour savoir les tours faits dans la course de 20 km parce qu’elle s’agit de 5 tours au total. Peut-être que ce compteur est déjà inclus comme fonction dans l’odomètre.
Sans un compteur je craigne oublier les tours que j’aille faireJ.

Je suis fatiguée parfois. Je m’entraîne 6 jours sur 7 et je suis de façon stricte mon programme d’entraînement. J’ai fait pas mal de progrès. Je sens que j’arrive à contrôler ma respiration, il y a de trucs pour cela. Je gère bien mon effort. Mes jambes répondent bien.

Je veux éviter toute sorte de problème de type relationnelle. C’est mon point faible. Quand j’ai un problème avec quelqu’un cela se traduit par une mauvaise qualité de sommeil, chose que je ne peux pas m’en permettre. Parfois, j’ai envie de m’éloigner, courir, courir, courir et ne jamais revenir sur mes pas. Et comme le disaient les enfants de Tucuman, m’en aller très loin et que jamais personne ne me retrouve.

Quand je cours ou roule à vélo je pense souvent à tous vous qui me laissez vos mots d’amitié. Et je me souviens aussi de ce film en ayant comme personnage principal Tom Hanks : « Seule dans le monde », dont son unique compagnon était un ballon de soccer ramené vers la côte parmi d’autres restes de l’accident aérien. Il avait donné un nom à ce ballon et l’avait dessiné des yeux et la bouche avec son propre sang. Il lui parlait, prenait soin de lui, il a failli même de se noyer en essayant de sauver son ami le ballon. Je ne sais pour quoi je pense à ce film. Peut-être parce que parfois je ressens qu’il faut bien endurer dans la vie pour ne pas devenir fou.

jeudi 23 juillet 2009

Conte



Une jeune femme rendit visite à sa mère et lui dit que sa vie était tellement difficile qu'elle ne savait pas si elle pouvait continuer. Elle voulait abandonner car elle était fatiguée de se battre tout le temps. Sa mère l'entraîna à la cuisine où elle remplit trois casseroles d'eau qu'elle mit à chauffer à feu vif. Lorsque l'eau commença à bouillir, la mère plaça des carottes dans la première casserole, des œufs dans la seconde et des grains de café moulu dans la troisième. Elle les laissa bouillir sur le feu sans dire un mot.
Après 20 minutes, elle retourna à la cuisine, sortit les carottes et les posa sur un plat. Elle sortit les œufs et les plaça dans un bol. Puis elle versa le café dans une tasse.
Se tournant vers sa fille, elle dit :
- Dis-moi, que vois-tu ? - Des carottes, des œufs et du café, répondit sa fille. La femme l'amena plus près et lui demanda de toucher les carottes. La fille les toucha et nota qu'elles étaient molles et souples. La mère lui demanda alors de prendre un œuf et de le briser. La fille enleva la coquille d'un œuf et observa qu'il était cuit dur. Finalement, la mère lui demanda de goûter au café. La fille sourit quand elle goûta son arôme riche.
La fille demanda alors : - Quel est ton message maman ?
La mère expliqua : - Les carottes, les œufs et les grains de café ont affronté la même situation, l'eau bouillante. Alors pourquoi le résultat produit est-il différent ? Ce qui est important n'est pas la situation, mais la façon dont elle est interprétée et abordée. Les carottes sont entrées fortes, dures et solides. Mais, après l'épreuve de l'eau bouillante, elles sont devenues molles et faibles. L'œuf était fragile avec l'intérieur liquide. Mais, après être passé dans l'eau bouillante, son intérieur est devenu dur. Quant aux grains de café, ils ont, grâce à l'épreuve, exprimé toute la richesse de leur potentiel et ont réussi à changer l'eau. Que révèleront les épreuves que tu affrontes ? Seras-tu carotte, œuf ou café ?
Anonyme

mercredi 22 juillet 2009

Les élèves

Si la maîtresse leur demande ce qu’ils vaudraient devenir à l’âge adulte, elles se taisent. Et, après, en murmurant, confessent : être plus blanche, chanter à la télé, dormir jusqu’au midi, me marier avec quelqu’un qui ne me frappe, m’en aller très loin et que jamais personne ne me retrouve.
Et eux, ils dissent : être plus blanc, être champion mondial de soccer, être l’homme araignée et marcher sur les murs, voler la banque et ne plus travailler, m’acheter un restaurant et toujours manger, m’en aller très loin et que jamais personne ne me retrouve.

Ils n’habitent pas très loin de la ville de Tucuman, mais ne l’ont jamais vue. Ils vont à l’école, à pied ou à cheval, un jour oui, deux jours non…, parce qu’ils échangent avec leurs frères, à tour de rôle, le seul uniforme d’école et le seul pair d’espadrilles. Et la question la plus posée à la maîtresse c’est : quand est-ce que le dîner arrive?

E.Galeano

lundi 20 juillet 2009

Condors

"À dos d’âne, à dos de moto, à dos de soi-même, Federico Ocaranza parcourt les montagnes de Salta. Il va comme soignant les bouches au milieu de ces solitudes, de ces pauvretés.
L’arrivée du dentiste, l’ennemi de la douleur, c’est une bonne nouvelle; et là, les bonnes nouvelles sont rares, comme rare est tout.

Federico joue au soccer avec les enfants, qui rarement visitent l’école. Ils apprennent ce qu’ils savent en menant paitre les chèvres et en poursuivant quelque balle de chiffon entre les nuages.

Entre but et but, ils s’amusent à se moquer des condors. Ils se couchent par terre, sur le sol de pierre, les bras en croix, et quand les condors se lancent pour attaquer, les petits morts frappent un saut."

Ce texte de Galeano me fait toucher à terre, cet endroit que si bien réel, reste, au quotidien, plutôt dans l'oublie.