mercredi 2 décembre 2009

Résilience

Résilience selon Le Petit Larousse : Aptitude d’un individu à se construire et à vivre de façon satisfaisante en dépit des circonstances traumatiques.

La Maison Théâtre organisa une activité pour les 5èmes années de l’école de mon fils. L’activité consistait à 3 étapes :
1 : Rencontre avec les élèves durant une heure de classe, occasion dans laquelle ils ont eu l’opportunité de faire de courtes représentations de la pièce de théâtre Isberg.

2 : Organisation d'une soirée à laquelle les parents furent invités ayant les enfants démontré les monologues appris.

3 : Tirage de billets pour aller voir la pièce au théâtre La Maison Théâtre. L’école offrait un autobus pour déplacer enfants et parents in situ.

À l’école je suis restée émue face à tout ce que les jeunes enfants de 10-11 ans, peuvent donner avec un peu d’encouragement, et comment ils peuvent si bien saisir et représenter des scènes si chargées d’émotivité.
Mon fils gagna un billet et nous sommes allés voir la pièce. J’ai adoré ces jeunes acteurs talentueux.
Il s’agissait de l’histoire de 3 frères : le grande, la fille et le petit qui doivent faire face à la morte de ses parents subie après un accident de voiture. En plongeant au fond d’eux-mêmes, chacun fait ressortir-par des biais différents-une force nouvelle pour continuer à marcher dans la vie. La résilience devienne en quelque sorte le cœur de la pièce.

Collectionner des articles des périodiques qui racontent des nouvelles tragiques en leur donnant une lecture burlesque, c’est démythifier la morte. « Comment on peut rire quand on est tout brisé en dedans » -se demande la fille-.
Le sous-sol de la maison de la famille d’accueil constitua le scénario où ces trois frères font face à la douleur pour s’en libérer après.

Je regarde mon fils pleinement capable de comprendre et d’assimiler des événements parfois complexes : la morte, la séparation, la solidarité, l’amour, la quête de soi au milieu d’une tragédie à peine perceptible. Je sais qu'il assimile le tout d'une façon différente, après tous les deuils qu'il à dû subir déjà à son tendre âge. Je l'aime tellement. Il est si fort.

mardi 1 décembre 2009

Des gestes qui comptent


Il ne comprenait pas : comment mesurer les angles avec le transporteur….les types : droit, obtusangle, isocèle, équilatère, scalène.
Je me suis assise avec lui: "Imagine que tous les triangles forment une lune pleine. Puis la pleine lune mesure 360 º. Si on la coupe en 4 on a 4 triangles droits qui mesurent 90º chaque. Pour mesurer les angles il faut voir s’il s’agit d’une petite bouche ou d’une grande bouche qu’on doit mesurer (plus que 90º ou moindre)"- je fais des démonstrations avec mon pouce et le reste de la main-
Je n’ai pas pensé qu’il m’écoutait attentivement. Il est allé en classe et il a expliqué à sa prof ce qu’il avait compris -à sa façon- et a refait les mêmes dessins de lune. La prof a dit : "dis à ta maman que je prendrai ses explications, elles sont trop bonnes!"
Chaque enfant est unique. Chacun sa façon de comprendre. En trouver la bonne, adaptée a son individualité l’a fait « voir » la chose, ressortir en lui le sentiment de domination sur le monde, de fierté de soi-même, d'être capable de saisir un phénomène.

On a lu aussi « Lucky Luke-Le pony express » à tour de rôle, une page chaque. Qu’-est-ce que c’est drôle Lucky Luke!

samedi 28 novembre 2009

Fuchsia

"S'aimer soi-même, c'est le début d'une histoire d'amour qui dure toute la vie" -Oscar Wilde-

Cactus de Noël fleuri

dimanche 22 novembre 2009

Galanterie

Je me rappel quand j’étais en secondaire, il y avait un gars qui s’appelait Alejandro qui disait que son père lui avait appris que quand un garçon marche avec une fille sur le trottoir il faut laisser à cette dernière le côté du mur. Un geste s’inscrivant dans des normes de courtoisie que les filles de ma génération recevions avec beaucoup de tendresse et l'appréciions bien. En Uruguay c’était courant de voir et vivre cette galanterie de la part des gars qui se déplaçaient toujours vers la bordure du trottoir pour marcher et accompagner une fille.

Je suis restée surprise de constater qu’ici au Québec, la même habitude -un peu démodée pour certains- est encore vivante pour d’autres.

Qu'en pensez vous? Signe de domination de l'homme sur la femme ou geste délicat de protection?

Ce fut bien émotif pour moi de revivre ce sentiment un peu oublié. Je l'ai accueilli avec gratitude.

mardi 17 novembre 2009

Le carioca

Ce matin, j’ai couru en R2. Par contre je n’ai pas pu enregistrer ma FC. Ma montre Polar était bloquée et je n’arrivais pas à la débloquer : j’avais beaucoup de vêtements. Mon temps est très limité le matin, donc je pars courir avant que le temps s’écoule. J’étais trop habillée et j’ai eu chaud très bientôt. J’avais mis de multicouches et la température était à -2ºC. Je sais que je couru en R2 en tenant compte de ma respiration, ainsi que de la cadence et le temps pris pour faire le 5 km.

Il y a un petit muscle situé dans le côté droit des fesses (***). La faiblesse dans ce muscle fait que le tensor fascia latae travaille plus fort et devient surchargé. Le résultat c’est un excès de tension dans l’extérieur des cuisses. Même une douleur dans les genoux peut se produire.

Le carioca s’agit d’un exercice pour renfoncer ce petit muscle. Voilà les
instructions pour le carioca : en se déplaçant toujours vers les côtes, passer la jambe gauche par derrière la droite et après par l’avant la droite, et de suite pendant 20 secondes. Après faire l’envers : la droite derrière la gauche, puis par l’avant de la gauche. J’ai pratiqué cet exercice sur le trottoir en face de chez-moi à la fin de ma séance de course. Je craigne que les voisins commencent à me savoir folle…

(***) Au fait le tensor fasciae latae se situe à chaque côté des fesses, partie extérieur. Là où normalement il y a le rebord extérieur des poches arrières des pantalons

vendredi 13 novembre 2009

A gazelle-like manner

Depuis quelque temps j’ai acquis l’habitude de regarder les pieds/jambes des coureurs, ainsi que leurs mouvements. C’est très vrai qu’il y a une beauté particulière qui s’apprécie dans quelques uns/unes. En anglais il y a une expression que j’aime bien : "a gazelle-like manner".
Présentement je m’adonne à la tache d'application de certaines techniques. Je suis tellement heureuse pendant la course. Je pratique toute sorte de mouvements, postures des jambes, bras, épaules, tête, pieds, visage, réspiration. Et le corps est ressenti de façon différente selon ces postures. Quand je réussis à compacter l'ensemble c'est une sensation de pouvoir, de gloire, d'unité. C’est comme glisser sur le terrain. On dépense moins d’énergie, on économise les mouvements, que deviennent plus efficaces, et on avance plus vit! L’idée c’est que les pieds restent au sol la moindre quantité de temps possible et qu’on applique l’atterrissage nommé du milieu. Il y a trois possibilités d'atterrisage: talon en premier, orteils en premier ou plante du pied en premier. C'est celle dernière l'appropriée que combiné à d'autres techniques permettent au corps de bouger de façon aérodynamique.

Les exercices ne s'arretent pas à ce temps d'entraînement. Je pense à tout l’ensemble pendant que je me promène au Vieux Port à midi et je me dis : il faut l’avoir dans la tête avant tout. Deviens-je obsédée?
Je vais l’avoir la gazelle!

mercredi 11 novembre 2009

Pense comme un bourdon, entraîne-toi comme un cheval

J’apprends tellement de choses depuis que je fais le sport. Je considère qu’il ne s’agit pas seulement de raisons qui touchent le bien-être ou la santé du corps. C’est un chemin de vie, une opportunité pour grandir, pour se comprendre mieux à soi-même et aux autres.

En lisant ce petit raconto dans le livre de Joe Friel : « The triathlete’s training bible », un soudain brille est apparu dans mes yeux et un presque imperceptible sourire dans mes lèvres. J’espère que vous allez aussi l’aimer.

Ça fait quelque temps, la NASA développa un intérêt sur le bourdon. Les scientifiques croyaient que le petit insecte enfermait un secret que pourrait être utilisé pour opérer les navettes dans l’espace. Ils se sont demandé comment les petites ailes du bourdon étaient capables de produire un envol suffisant par rapport à un torse assez large et poilu. Comment un corps ballonné et une position qu’allait à l’encontre des principes aérodynamiques pouvait se déplacer si efficacement dans l’air?
Après avoir examiné, disséqué, mesuré, filmé, observé, scruté, comparé, quantifié, ils ont arrivé à la conclusion que le bourdon n’est pas capable de voler. Ce que ces insectes -un peu têtus- croient que le vol est quelque chose de naturel en eux.

Quant au cheval, le cheval de course plus précisément, on trouve que sa physiologie est similaire à celle d’un athlète humain et que le cheval est entraîné de la même façon qu’un humain. Les entraîneurs de chevaux, savent que ils ont une valeur, un potentiel à entraîner et utilisent des méthodes scientifiques pour que le propriétaire ait le meilleur résultat pour son investissement. Pour y arriver, cardio-fréquencemètres, intervalles et entraînement d’endurance, plans d’alimentation et plans d’entraînements sont utilisés.
Psychologiquement, les chevaux des courses différent des humains : ils ne questionnent jamais leurs plans d’entraînement. Les chevaux simplement suivent le plan, sans se demander si c’est assez. Ils ne sortent pas le matin et ajoutent des kilomètres risquant une blessure. Ils ne se sentent pas coupables après une pauvre performance. Le succès ou l’échec n’a pas d’importance pour eux, leur vies dans la cabane se passe comme toujours. C’est vrai que le jour de la compétition, ils sont nerveux, tel que les humains. Ils savent ce qui est en train de se passer, mais ils n’exacerbent pas leur tension en se comparant aux autres. À la place ils s’accrochent à leur propos : devenir plus rapides. Et si le cheval est physiquement fort el l’entraineur intelligent, cela se produira.

Croie en toi-même comme le bourdon le fait. Sans cette confiance, même toute la science réunie au monde ne pourra rien faire pour toi.
Changer l’entraînement à ta guise après une compétition c’est le chemin sûr vers l’échec.

Pense comme un bourdon, entraîne-toi comme un cheval.

« If you think you can or think you can’t, you are probably right » -Henry Ford-