Je n’ai pas tellement de difficulté à élargir ma zone de confort. L’histoire entourant mon immigration vers le Québec, depuis son début jusqu’à ces jours, peut le confirmer. J’avoue qu’arriver dans des terres inconnues avec deux valises dans une main et un garçon dans l’autre, n’est pas une chose de tous les jours. D'une certaine façon le tout ce ne fut que le résultat d'un processus naturel, inséré dans le profond désir de mouvement, de changement, d'envol. Le mécontentement avec notre vie présent c’est parfois un bon indice pour prendre de grosses décisions.On se sent bizarre au tout début. Le parfum de l’air qu’on respire sent différent. La nourriture goût autrement, la lumière du soleil est un peu plus timide comparée au soleil du sud.
S’arrêter ou faire marche arrière étaient des idées que je ne concevais même pas. Avoir le désir d’accueillir la nouveauté ce fut peut-être pour moi une pièce essentielle. L’envie de connaître, de faire partie du nouveau, d’être avec le nouvel environnement. La nature n-est-elle un exemple du péremptoire d’une réalité changeante? Je fais appel à cela chaque fois que je me situe dans un nouvel endroit du cœur ou que je dois prendre des décisions, ou de nouvelles routes.
Si tu regardes l’univers dont nous sommes partie, il n’est jamais statique, il évolue, il prend de l’expansion. Tout ce qui nous entoure évolue, meurt, renait, se transforme. Nous ne sommes pas l’exemption.
S’arrêter ou faire marche arrière c’est contredire un fondement, un principe. Je le sais. Faire de nouvelles rencontres c’est prendre de l’expansion, c’est grandir, apprendre, changer. S’aligner avec tous ses pensées et son âme à cette loi infaillible, c’est l’endroit où on devrait toujours se placer. Même si parfois tout semblerait s’écrouler, pensez amour.
Vous-vous rappelez de Peter Pan qui pour voler devait avant tout avoir une idée d’amour? Attachez-vous avec force à ce moment de joie intense que vous avez un jour vécu et restez-là.

