dimanche 8 février 2009

Le lièvre et la torture

Le lièvre et la tortue, fable de Jean de la Fontaine.
Je l’aurais déjà appris par cœur si les termes y utilisés n’auraient été si complexes. Le français n’étant pas ma langue maternelle, je me suis posé des questions, j’ai douté face à ces mots jamais entendus auparavant. Agnès, experte dans ces affaires, me dit : mais non, ça c’est du français antique.
Pour résumer : un longue texte à être « mémorisé » pour mon fils de 10 ans . Et je n’ai rien en contre de monsieur de la Fontaine.
Sauf que je ne suis pas trop partisane des choses imposées. Même à la maison je crois à la libre expression. Pourtant je ne vois pas l’avantage à apprendre les choses par cœur. J’admets aussi ne pas connaître beaucoup sur des techniques pédagogiques. Mais quand mon fils il arrive tout angoissé «parce que si on ne l’apprend par cœur (la fameuse fable) d’ici mardi on ne va pas à la classe de neige », ça mérite que je me mets en action. La classe de neige c’est une sortie qui les enfants font et dont ils attendent avec impatience depuis presque le début de l’année. Ils passeront 3 jours à Saint-Jean-Matta, à s’amuser dans la neige. Je comprends, peut-être la maîtresse doit suivre son programme. Mais, il n’y aurait pas une tranche de flexibilité dans l’exécution du plan?

Quand l'école est source d'ennuis chez les enfants, ça me rend triste et impuissante à la fois.
Les écoles alternatives ont un programme tout à fait différente, où l’autonomie, la spontanéité, les talents individuels sont considérés comme priorité. Et les devoirs ne sont jamais imposés.
La discipline est laissée un peu d’un côté ce qui peut faire craindre les parents, ou même le fait de savoir si nos enfants pourront atteindre le même niveau que les autres qui ont suivi l’enseignement « normal », une fois arrivés à la secondaire.
Le système de récompenses, je ne crois pas à ça. Je trouve drôle tous ces essais pour diriger le comportement de l’enfant sur la base des prix. Si tu es bon (d’après les critères que je t’impose) puis t’as le droit à telle chose. Si tu es mauvais (d’après égales critères) puis tu es puni.
Il faut bien apprend les mathématiques, la grammaire, etc. Mais à quel prix? C’est dommage que dans mon quartier il n’y ait en pas une école alternative. Je sais, ce n’est pas la perfection, mais ça supposerait peut-être un moindre décalage pour des enfants comme mon fils qui suivent des critères disciplinaires tout à fait différentes à la maison et à l’école.
De ma part, je l’aide à mémoriser sa fable, à laquelle il s'adonne firmemente :), en me sentant un peu coupable. Mais, je ne peux pas, non plus, le faire confronter à une réalité, que pour l’instant je ne peux pas changer.

Pour votre banque de mots:

commère: personne bavarde, qui parle trop

purger avec quatre grains d'ellébore: guérir de la folie

les renvoie aux calendes: les distances à un point tel qu'ils ne le rattraperont jamais

arpenter les landes:parcourir les champs.

Etc.

vendredi 6 février 2009

45 minutes de passion (deuxième partie)

J’arrive vers 11h20 pour ma classe de midi.
Shshsh, c’est parce que je ne veux pas rater ma carte. Oui je l’ai eue, hihihi.
Je me dirige vers les vestiaires. J’ouvre mon sac à dos. Zzzut, mon chandail n’est pas là. Avant de sortir je parlais au téléphone au même temps que je rangeais mes affaires et j'en ai oublié.
Quoi faire? Il est 11h 45. Je me rappelle Mr. Bean, il panique, moi aussi. Je mets tout dans le cassier, et je vais chercher quelque chose. Quelque chose c’est un chandail. Ici il n’y a pas de boutique au gymnase. J’suis au centre-ville. Au coin il y a La Senza. J’y rush. Ils sont où, ils sont où les chandails? Troisième étage madame. J’y monte. Ils sont où les petits? Il n’y a pas que de M et L. Désolée les filles je fais un bordel de vos chandails bien rangés. Derrière le tout, un Small. La couleur? Pas de importance, celui-ci ça va aller. En prime ça coute….8.50$ plus taxes. Bon achat. La caisse, la caisse, excusez-moi. Non, pas de cartes de points, comme ça c’est beau, pas de papier doux ni d’autre. Voilà, cours Azuldelmar, cours. Oui, Il est 11h55, je me déshabille, je m’habille. Le t-shirt a une étiquette, je la coupe. Avec quoi. Les dents. OK.
Bon, on y est prête. De l’eau, il faut que je remplisse ma bouteille. Sti, faut que j’aille dans la toilette. J’arriiiiive, j’suis là, studio 103.
Mon vélo, il est où, j’ai ma carte. Ce coin, ok. On commence.
Ce n’est pas un cadeau aujourd’hui. C’est Omar. Ici c’est le hard rock. Non, non, non, pas de pitié dans cette séance. Oubliez répartir le poids entre les deux jambes, puis la respiration, puis etc. Pas le temps, ici ça bouge vite.
Comment? On fait des sprints debout de primo? Oueeei. Mais hier c’était juste 30 secondes. Non, non, Azuldelmar, ici c’est plus que ça. C’est dur. Pas de pitié Omar, non. J’suis déjà dans le bal. Il faut que je fasse quelque chose avec mes cheveaux, ça me dérange. On danse, debout, assis, debout assis, 9h3h le seul moment de relax :)
C’est fini. Merveilleux!!!
Omar (s’approche) : As-tu de la musique que tu aimerais que j’ajoute?
Azul : Oui, de quel type. Ce même type?
Omar : Oui, oui, il faut que ça bouge, il faut pousser les gens….
Azul (sait pas quoi dire) : Oui, il faut ça soit dur …je vais t’en trouver (??)
J'adore l'énergie qu'il y met.
Et voilà la preuve:

Le coeur à fleur de peau






Découvrez Andrea Bocelli!

Je suis revenue
À cet endroit
Un monde que j’habitais
Douce, tendre, fragile.
Je prends le bus tôt le matin.


J’écoute Andrea Bocelli sur mon disc-man,
Je regarde par la fenêtre, la lumière d’un timide soleil –« Sogno »
Je m’en doute oui, qu’il ait été un monde réel, je me l’ai crée.
C’était juste, je pense, le cœur à fleur de peau,
Le métro –« Il mare calmo della sera »
Les rêves
Le centre-ville –« Canto della Terra »
Mes copains de chez BCF –« A te »


Giuseppe, Agnès, on mange ensemble?
Je crois à la bonté humaine
J’habite dans un monde qui n’existe pas
Ses courriels dans mon Outlook
Je lui réponds soigneusement
Je suis triste
Je pleure parce que j’ai aimé.
J’adore le centre-ville
La neige tout autour
Bah, c’est du passé.

jeudi 5 février 2009

45 minutes de passion

Oui!!! Je l'ai eu ma carte. Une carte de réservation pour le spinning des jeudis.
Pas facile d’en trouver une. Parce que les classes à Jean-Luc sont tellement populaires. Même pour le 14 février je n’ai pas arrivé à avoir une place. Alors il n’y aura pas le tour du cyclisme féminine pour moi :(

Mais aujourd'hui ça marche.

On se place, on se réchauffe. On pédale. On pousse avec la droite, on tire avec la gauche. L’inverse. On balance le poids du corps.

Debout à 60%. Assis 50%. On prend la route.
Je surveille ma position. Les épaules pas tendus, le dos droit. Juste les jambes travaillent.
Et debout à 70%. On maintien la cadence. On pousse vers le guidon.
80% : on s’assoit, le poids du corps vers l’arrière, pour pousser avec plus de force, on pousse on tire, on fait de circules, on pousse on tire, on pousse on tire…
Et up!!
Assis. La descente à 30%. Va-s-y.
On continue assis. 50 %. On se prépare pour sprinter. On augmente la cadence. Attends, je bois de l’eau. Êtes-vous prêts? Et on y va. Sprinteeeeeez!!!!

On ralentit. Et 60% up. On maintien une bonne cadence. Je me centre sur moi-même. Je suis forte. On pousse vers le guidon. On pousse on tire. 80%. Assis. 90%. Va-s-y on pousse on tire. Montée difficile. Je me rappelle Michel. On monte Côte des Neiges. Restes assise. Me pousse sur le dos. Va-s-y 100 mètres . Moi sur mon vélo de montagne. Au bout de souffle…
Et up, on diminue à 60%...allez!! jusqu'au bout! Lache pas!
Et encore 50%. Ça s’en vient. Augmentez la cadence. Préparez vous et GO GO GO!!!! Je vibre avec le groupe.
Eh! Il y a deux gars qui le font debout. Mamma mia!!

Et up. Troisième tour. Je surveille… mes épaules, ma respiration, l’air qui rentre directement à mon abdomen. Oui, là, pas aux poumons. C’est comme ça. Je surveille, le poids du corps réparti entre mes deux jambes. Oui, c’est juste les jambes que travaillent. Mon abdomen, une roche, grâce à ça. Je suis l’équilibre. Je suis forte. Je suis la personne la plus importante. Je suis dans le studio 103.
Je continue. Le sprint. Tout le monde debout 30 secondes. Up moi aussi!!! OUEEEIIII! J’suis capable!!

C’est fini. Coordination parfaite, plaisir parfait. Comme faire l’amour. Après ça pas besoin de ENFJ, ou quoique combinaison que ce soit :)

mardi 3 février 2009

Avis de recherche

Voilà, je viens de faire un test de personnalité. C'est en lissant ce billet à Pierre, que je m'aperçois je l'avais déjà passé ce test appelé le MBTI pour Myers Briggs Type Indicator.
Vous l'avez déjà fait?
Je me suis mis à dépoussiérer mes notes mais en vue d'échec, j'ai retourné sur cette page
http://www.supertest.com/MB/mb1.cfm, pour le refaire.

Ça a donné comme quoi je suis:
INFP (type idéaliste)
Alors pour faire possible une combinaison harmonieuse, il serait recommendé pour moi un:
ENFJ (type donateur)
Si quelqu'un d'entre vous seriez, donc, dans ces alentours, s'adresser S.V.P. à Azuldelmar, dans le plus bref délais.
Il serait apprécié aussi de se présenter avant le 14 février, jour de Saint-Valentin :)

Comme si la vie se retirerait d'un endroit

Cette phrase je l’ai retenue. Je ne sais pas pour quoi. Peut-être serait-il que pour moi, il s’imposait une réponse un peu plus rationnelle.
Mon professeur de français, Monsieur Bicho, dont je garde de bels souvenirs, l’avait dit une fois, à propos de bas taux de natalité au Québec, de telle façon que ça a retentit dans mes pensées jusqu'à maintenant :
« C’est comme si la vie se retirerait d’un endroit ».
Alors, pour quoi pourrait- il se produire?
Je visite Le blog à Geneviève. Elle parle des conséquences du choix du non-mariage. Voilà un claire exemple des effets dysfonctionnels du Code Civil du Québec, où on trouve un traitement différencié du mariage et les unions de fait. Pour quoi? Parce que il reflète, le voulez-vous ou pas, une réalité. La réalité est que le mariage supposera toujours un engagement moins fragile que celui des unions libres. Ce n’est pas moi qui le dis, ce sont les enquêtes.
Pour quoi? Est-ce que dans le fond on sait que quand on se marie on le fait pour nous démontrer à nous et à tout le monde qu’on a envie de fonder une famille avec les responsabilités supposées?
Des enquêtes démontrent que les jeunes considèrent que l’engagement dans la vie de couple est indispensable au bonheur, avant l’emploi, le mariage ou avoir un enfant.
Ce qui est nouveau, c’est que le couple doit contribuer au bonheur et à l’épanouissement de l’individu plutôt que l’inverse. Objectif bien distinct de la fondation d’une famille....
Le rôle de l’enfant dans ce contexte ne vient qu’à constituer celui de contribuer au bonheur du couple, ou « pour améliorer la vie de couple ».
À suivre.

lundi 2 février 2009

Encore le temps

J'ai pensé ce matin....

Le temps c’est quoi?

J’ai trouvé la réponse dans les mots à Eduardo, ma référence, parfois, de vie :

Orio Vall, qui s’occupe des nouveaux nées dans un hôpital à Barcelona, dit que le premier geste humain c’est l’embrassement. Après de sortir au monde, au début de ses jours, les bébés gesticulent avec ses mains, comme cherchant quelqu’un.
D’autres médecins, qui s’occupent des déjà vécus, dissent que les vieux, à la fin de ses jours, meurent en voulant enlever les bras.
Et c’est comme ça la chose, on ne peut pas tourner en ronde, même avec tous les mots qu’on y ajoute. Le tout simplement se réduit à ça: entre deux battements d’ailes, sans d’autre explication, le voyage se passe.

Bouches du temps-Eduardo Galeano.