vendredi 8 mai 2009

César, l'homme de mes rêves

Ce matin je me suis reveillée avec "César, l'homme qui parle aux chiens", dans la tête. Il est apparu dans ces instants entre le sommeil et l'éveil et sitôt mes pensées négatives voulaient sortir pour gâcher ma journée, j'écoute César dans ma tête: "Shhtt, non".
Connaissez-vous "César, l'homme qui parle aux chiens"?
Je n'ai pas de chien et je n'en suis très amateur.
Je regarde parfois ses émissions. Si bien il est un homme de petit taille, sa présence dégage une sereine autorité.
Je trouve formidable la connaissance qu'il à sur le comportement animal, spécialement, celui des chiens.
Ces animaux n'agissent pas de façon trop différente à celle des humains. Ils ressentent les énergies de leur entourage, voire: de leurs maîtres et leurs familles. Et ils agissent en conséquence. Plus ou moins énervés, plus ou moins stressés, en manque de confiance, de limites, colériques, selon les personnalités de leurs maîtres.
Ces animaux sont capables de ressentir les énergies déployées par les états d'anime des gens, parce que ils sont plongés dans un monde ou les émotions sont très fortes.
Je trouve formidable quand César compose le tout. Puisque le comportement de l'animal puisse changer, il faut que ses maîtres changent aussi. C'est de la thérapie de famille :-)
Alors, c'est lequel le rapport entre César, l'homme qui parle aux chiens et moi que n'ai pas des chiens?
Je ne sais pas, mais depuis ce matin, chaque fois qu'une pensée négative semble apparaître, je fais appel à César et il répète: "Shhttt, non.", avec détermination.

Ça me fait penser à l'image d'un iceberg répresentant nôtre conscience et nôtre inconsciente, en étant ce dernier l’énorme partie qui reste cachée sous l’eau. Et je réalise aussi sur les énormes ressources qu’on en a en nous-mêmes. Il faudrait les utiliser plus fréquemment. En restant attentifs aux ces subtiles messages nous pourrions nous en sortir des situations qui sont indésirables ou nous font du mal.

Drôle de monde le mien :-)

jeudi 7 mai 2009

Un pays au sud de la carte


C'est mon pays, tout petit au sud de l'Amérique.

Voici des scènes pour découvrir l'Uruguay. Sans montagnes, sans pétrole, sans trop de richesses, sauf les gens et leur simplicité.

mercredi 6 mai 2009

Nostalgie

Si, j’ai envie de retourner chez moi.
Je ressens une nostalgie, un sentiment impossible d’expliquer, une tristesse qui me déchire l’âme. Je ne suis plus qui je suis. Ai-je caché ce sentiment? L’ai-je déguisé? Les deux peut-être? Tellement qu’il blesse, difficile de le regarder dans la face.
Avez-vous déjà fait appel à cette stratégie de survie qui essaye d’expliquer les choses rationnellement en oubliant les sentiments ou en projetant ces derniers sur une autre cible?
Je ne suis plus qui je suis. Il faudrait qu’un jour je vous raconte tout.
Ce vide qui assomme chaque matin, qui s’installe dans ma poitrine, après dans ton mon corps et mes pensées qui cherchent… une raison qui pourra pour aujourd’hui me faire sortir de cette froideur, cette insupportable solitude, que je ne peux pas partager.
Se suit la vie de tous les jours. Et je reviens à mon lit, le matin reviens à moi et je regarde par la fenêtre et je me demande qui je suis.
C’est dur de vivre loin des miens, de mon ciel, mes étoiles, mes voisins, les voix que je n’écoute plus. Le son des mots des mes frères uruguayens, que j’ai appris à aimer depuis ma naissance, qui se collaient, je me rappel, dans l’air pour l’appartenir. Cet univers des couleurs, des mots, des sourires, des regards, des embrassades qui sont toujours à la portée.
Saviez-vous que les uruguayens avons l’habitude de nous embrasser beaucoup? On s’embrasse tout le temps. On arrive quelque-part, on s’embrasse, on part on s’embrasse, on croise un ami on s’embrasse, et on embrasse la personne qui l’accompagne, même si on ne la connaît pas. Ce qu’incommode, je sais, à ceux qui n’ont pas l’habitude. Mais pour nous, c’est un « must ».
Leurs absences me font du mal. Il faut que je convive avec ça.

jeudi 30 avril 2009

Contre vents et marées

Oh printemps! , saison des amoureux, non? En Uruguay c'est le temps pour se rejoindre. Il y a quelque chose dans l’air qui fait que les bêtes (les humains inclus) veulent se mettre de deux par deux.
Ici, à Montréal, je vois en passant des tourtereaux qui se collent, mais je suis si distant de ça….parce que moi, je souffre à vélo. Ce n’est pas romantique du tout!
Pour mes entraînements, le printemps ne s’annonce pas tellement calme. Il n’y a pas eu une seule journée de paix. Toujours le vent sifflant sans cesse, ce qui n’incommode les tourtereaux, mais à moi.... si.
Vendredi passé Bella et moi nous sommes presque envolées en traversant le pont qui amène à l’Estacade. Imaginez- vous, Bella est si légère et moi avec 48 kg… on a vraiment risqué de passer par dessous les barrières du pont et tomber à l’eau.
Aujourd’hui ne fut pas l’exception. Au Parc René-Lévesque j’ai envisagé de maintenir ma cadence malgré ce vent, et je me dis : JE NE LÂCHE PAS, pas question, non. Mais j’ai du serrer les dents et je vous dis : j’avais les larmes aux yeux. Ça fait maaaal! De tout façon je me répétais : come on Azul, ça ce n’est qu'un rien comparé à un accouchement. Voilà, il n’y a pire que ça, alors ces petits gouts d’eau salée qui s’accumulent dans mes yeux, oui c’est la douleur aux cuisses mais je ne lâche pas. Ouch!! que c’est dur le vélo….

vendredi 24 avril 2009

Ma journée ensoleillée


16°Celsius à Montréal cet après-midi.
Une journée pleine de soleil à profiter.
J’ai décidé de visiter le Parc Jean-Drapeau.






Dans ce parc il y a le circuit automobiliste Gilles Villeneuve, où le cyclistes vont pour faire ses entraînements l’été. Je ne sais pas si c'est à toute heure, mais j'aime bien le silence qu'y s'installe pour faire apparaître juste le son des vélos brisant le vent.
Je me sens libre.
J’ai pris le temps de prendre quelques photos aussi.





J’ai fait 120 minutes de vélo, FC entre 149 et 170 et j’ai brulé 825 calories.






Une image de la ville en revenant


Il fallait se remettre en forme après ça.
J’ai préparé un smoothie.

Attention les filles! ne faites pas comme moi. Mettez de la crème solaire dans vos jambes, risque de la marque du cycliste s’emparer de vous. Puis, pour moi, c’est déjà raté, pas de mini-jupes l’été, avec des jambes comme ça. J’ai pris la peine de m’en mettre au visage, mais je n’ai pas pensé que le soleil serait déjà si fort pour laisser les genoux au noir. C'est pas beau!
Bonne week-end, amusez vous à sortir un peu!
Je compte jouer aussi au ballon chasseur avec mon fils qui m’en demande toujours.

jeudi 23 avril 2009

Quoi faire avec un sac de carottes de 2lb?

Madame Ministre de l’alimentation et Madame Ministre d’économie se sont mises à penser.
J’ai l’habitude de voir les spéciaux à l’épicerie et après penser quoi faire avec. C’est une habitude de famille, celle de s'adapter aux caprices des prix du marché. Si bien on n’a jamais manqué de rien à la maison, en tant que famille ouvrière nous sommes habitués à faire des économies.
J'ai incorporé tellement ce concept là que je pense je ne le perdrai jamais.

Quoi faire avec ce sac de carottes de 2lb à 1.99$?
Recette numéro 1 : Un pain aux carottes!
J’avais une recette que j’avais emmenée de l’Uruguay.
1) J’ai râpé et râpé et râpé 4 carottes et j’ai mis d’un côté.
2) Un œuf mélangé à 250 gr de sucre blanc.
3) Ajouter ½ tasse d’huile végétale.
4) 1 tasse de lait
5) 1 cuillère à thé de bicarbonate de sodium.
6) Ajouter les carottes râpés.
7) Ajouter 2 tasses et demie de farine tout usage.
8) À la fin j'ai décidé d'incorporer de noix de Grenoble.
Engraisser un moule de pain, verser la pâte, et emmener au four pendant 45 minutes.
Résultat :

Recette numéro 2 : Ensalada rusa (salade russe).
C’est une recette typique uruguayenne celle-là.

Ingrédients :
2 carottes coupés en dès.
3 patates coupés en dès.
1 poitrine de poulet désossé
1 cane de pois verts

Préparation :
Faire cuire les ingrédients, sauf les pois verts, dans l’eau bouillante et salée.
Après 25 minutes, retirer du feu. Laisser refroidir et couper la poitrine en dès.
Ajouter les pois verts.
J’ai fait une sauce avec une cuillère à table de mayonnaise et 2 cuillères à table de fromage cottage et j’ai ajouté à la salade.
Dans la recette originale c’est juste de la mayonnaise qu’on ajoute.
Psstt: il m'en restent encore des carottes au frigo. Je pense qu'on va les manger crues, mon fils il aime ça :-)

lundi 20 avril 2009

Déçue

Quelqu’un m’a dit que le mensonge est quelque chose de commun dans la culture nord-américaine.
Dans notre cours d’anglais, les après-midi on discute sur des thèmes donnés, question de développer le volet orale de la langue. Aujourd’hui, notre professeure que je trouve fort sympathique nous a dit que les gens en Amérique du Nord sont habitués à mentir, pourtant on ne devrait pas être surpris si au travail ou même dans nos relations interpersonnelles quelqu’un nous ment spontanément.
Quand la professeure nous en a dit, j’ai interrogé un peu surprise : C’est vrai? Et un copain assis à mon côté a répondu : « Mais, toi ça fait déjà 3 ans que tu es ici et tu ne le savais pas? »
Ce constat, vient à provoquer deux choses en moi. Un : étant donné cette réalité et que je suis toujours en guise d’adaptation je devrai agrandir grandement ma ligne de tolérance. Deux : serais-je peut-être un peu naïve?
Non, je n’aime pas être naïve. Je me pose la question : en étant l’être-humain dans son origine moralement bon, comment pourrait-il se corrompre sans remords?
Est-ce que la société, ce sujet collectif à caractère amorphe, peut-elle changer les valeurs des gens sans que les individus ne réagissent pas?
Je sais que les écarts culturels existent, et que pourtant des pratiques menées ailleurs nous provoquent rejet. Ou même que des valeurs que nous ne partageons pas pour des raisons religieuses ou culturelles on les accepte pour une raison d’accommodement raisonnable (terme assez répandue ici au Québec). Mais l’intégrité n’est-il pas une valeur universelle qu’on devrait tous essayer de préserver dans nos rapports quotidiens, au-delà des différences d’origine?
Je ne suis pas intéressée à savoir si ce sont les nord-américaines qui considèrent le mensonge comme un acte normale et pourtant acceptable, mais d’imaginer comment un individu de la race humaine peut vivre avec, sans devenir un névrotique.
Avait-il raison Jean-Jacques Rousseau quand il disait que l’homme est bon par nature, et que c’est la société qui le corrompt ?
J’suis toujours portée à m’émerveiller des possibilités de l’être humain. Chaque jour je trouve au moins une raison qui forge cette croyance. Mais des fois, je reste triste, traversée pour la violence qui suppose le mensonge et l’incorporation qui en fait l’homme dans ses vécus. Ses vécus, les seules choses qui lui appartiennent, et que méchantment il s’en charge d’empoisonner. Ou pensez-vous emporter vos maisons, vos meubles, vos voitures avec vous après votre passage par la Terre?
C’est juste vos vécus que vous allez emporter avec vous, pas plus que ça.