Vivre la vie avec intensité quoique un privilège pour certains, engendre de soi-même un risque : celui de s’effondre bien au fond quand le malheur arrive. Ces émotions qu’on ne souhaiterait jamais éprouver, comme la tristesse, la colère, la frustration, le ressentiment, qui apparaîtraient face à une situation que nous percevons comme injuste, s’avèrent difficiles de surmonter. Elles laissent parfois des blessures que ne guérissent pas facilement.
Bella et moi, on a repris contact. En l’emmenant chez le mécanicien, j’ai eu un sentiment de tendresse, de respect, de regret pour ce qui s’est passé. Je sais que mon accident n’a pas eu l’envergure de celui de la jeune fille dans le film "L’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux" avec Robert Redford et Kristin Scott Thomas. Mais ce fut quelque chose de pareil. Quand j’ai visionné ce film, la fille, presque à la fin, reprenait contact avec son cheval. Elle et son cheval avaient subi un accident tragique, dans lequel la jeune fille eut perdu une jambe. J’ai beaucoup aimé le moment quand la fille eut monté sur son cheval bien-aimé. Ce fut très émouvant. La réconciliation après une dure épreuve…. le cœur adouci après avoir accepté l’infortuné épisode. Le tout exposé dans une scène qui fut très bien montée-- où le silence ne régnait que pour faire apparaître le sentiment d’amour qui reliait ces deux êtres--.
Au- delà de Bella et moi, dont notre rencontre-post chute ne fut qu’une simple inspiration pour écrire ces mots, je pense que la reconquête de la paix dans nos cœurs passe par l’acceptation de ce fait qui nous a blessés. Plutôt que de l’oublier nous devrions l’accueillir, pour nous pardonner, à nous-mêmes premièrement et à l’autre, après. Cela nous libère, nous emmène à la réconciliation avec nous-mêmes, avec le monde et la vie.
Le sourire perdu fera son apparition, et nous marcherons de façon plus légère pour accueillir l’amour auquel nous avions fermé la porte.
Un blogue qui parle de course à pied, de vélo...des moments partagés. Vous trouverez des petites histoires du quotidien, des réflexions et de cuisine. Merci de votre visite!
mardi 8 septembre 2009
mercredi 2 septembre 2009
La grande chute
Depuis que j’ai commencé à faire du vélo que j’entends parler des chutes. J’ai été toujours vigilante de ne pas trop en faire. Au fait, j’en avais déjà eues, mais de petites, disons celles du débutant.
Lundi ce fut le jour de la grande chute pour moi.
Tôt le matin, je reçois un appel d’un ami vélocien pour aller rouler, et je suis dure à dire que non, et plus encore quand il s’agit d’aller faire du vélo. J’adore ça. Je me savais fatiguée et j'ai dit que oui également. Grave erreur.
Et puis, c’est arrivé qu’en revenant, dans une courbe, j’ai perdu le contrôle sur Bella, et plaff!!...sur l’asphalte. Mon compagnon de route est tombé sur le gazon. Une chance, mais c’était moi la responsable de la catastrophe. J’ai pensé avoir cassé mon bras. Où tu as mal? Ay mi brazo. Mi brazo. Personne ne me comprenne. Ayoye, quelle douleur! Je pleure, je demande pardon, je m’évanouie. Azul, Azul, regarde-moi. Respire. Quand je reprends conscience je demande : quelle heure est-il, je dois me rendre à la maison...mon fils. Où est mon vélo?
Un gentil monsieur est allé le porter au coin. La police qui arrive. Madame, on appelle l’ambulance? Non, je m’en vais à la maison. Mon ami : je t’accompagne, on va marcher. Non, ça va être trop long. Je m’en vais à vélo. Je roule quand même jusqu’à chez moi. J'ai mal au bras, je n'arrive pas à m'enlever le chandail à mangues longues. C'est mon fils qui m'aide. Oups!, ça c'est pas beau. Il faut que j’aille à l’hôpital. Appel au voisin. Il me regarde, il ne pose pas beaucoup de questions. Il m’y amène.
L’infirmier : « Madame, on est quelle date aujourd'hui?
Moi : Quelle date? Je sais pas
L’infirmier : « Savez-vous combien de temps vous êtes restée évanouie? »
Moi : « Mmmmhhh, quelques….secondes? »
Non, mon casque n'est pas brisé.
Je reste à l'hôpital pendant 8 heures. Finalement mon bras n’est pas cassé. Je souris.
Pendant ces heures, j’avais eu le temps de recréer le film. Je me suis vue déjà avec le plâtre, le défi de la Cyclo Mauricie raté, les 5 km du 12 septembre ratés. Quand vais-je reprendre mes entrainements? Pas avant le mois de décembre, ça c’est certain.
Comment vais-je écrire? Noooonnnn!!!!! Quelle frustration.
Quand je retourne de l’hôpital, je n'ai d'autre prétention qu'un verre d’eau pour avaler encore des calma
nts. Oui Herbert, je prends des médicaments!!!
Je voie qu'il y a des fleurs sur la table. La femme du voisin est venue les déposer. Ils ont pris en charge mon fils pendant mon absence.
C’est gentil. Elle a aussi fermée tous les rideaux des fenêtres. Quel détail… Malgré la fatigue, je suis quand même émue par ce geste.
Je me rappel le frère du protagoniste de Slumdog millionaire, quand il dit: "Dieu est grand", après avoir su que Hamal avait gagné les millions. Je pense également que Dieu est grand ou que je suis chanceuse, ou que chacun reçoit ce qu'il donne. En tout cas, je ne crois pas donner autant de ce que je reçois.
Savez-vous? Cette nuit, même pas capable de me brosser les dents, ni de prendre une douche. Je me suis ébranlée sur mon lit comme ça. Et je n’ai pas pu dormir que par tranches de temps. Les calmants ne faisaient pas grande chose.
Le jour suivant, en faisant des malabars, j’ai pris ma douche, je me suis lavé les cheveux avec ma main gauche, l'autre bras enveloppé en nylon. Je prend un démi siècle pour m'habiller. J'appel quelques amis. Je raconte et j'aime bien entendre leurs propres histoires de chutes aussi.

J’ai été capable de cuisiner une soupe pour me réconforter l’heure du souper (recette disponible sur demande)
Ce week-end j'emmène Bella chez le docteur, elle aussi pauvre.
Lundi ce fut le jour de la grande chute pour moi.
Tôt le matin, je reçois un appel d’un ami vélocien pour aller rouler, et je suis dure à dire que non, et plus encore quand il s’agit d’aller faire du vélo. J’adore ça. Je me savais fatiguée et j'ai dit que oui également. Grave erreur.
Et puis, c’est arrivé qu’en revenant, dans une courbe, j’ai perdu le contrôle sur Bella, et plaff!!...sur l’asphalte. Mon compagnon de route est tombé sur le gazon. Une chance, mais c’était moi la responsable de la catastrophe. J’ai pensé avoir cassé mon bras. Où tu as mal? Ay mi brazo. Mi brazo. Personne ne me comprenne. Ayoye, quelle douleur! Je pleure, je demande pardon, je m’évanouie. Azul, Azul, regarde-moi. Respire. Quand je reprends conscience je demande : quelle heure est-il, je dois me rendre à la maison...mon fils. Où est mon vélo?
Un gentil monsieur est allé le porter au coin. La police qui arrive. Madame, on appelle l’ambulance? Non, je m’en vais à la maison. Mon ami : je t’accompagne, on va marcher. Non, ça va être trop long. Je m’en vais à vélo. Je roule quand même jusqu’à chez moi. J'ai mal au bras, je n'arrive pas à m'enlever le chandail à mangues longues. C'est mon fils qui m'aide. Oups!, ça c'est pas beau. Il faut que j’aille à l’hôpital. Appel au voisin. Il me regarde, il ne pose pas beaucoup de questions. Il m’y amène.
L’infirmier : « Madame, on est quelle date aujourd'hui?
Moi : Quelle date? Je sais pas
L’infirmier : « Savez-vous combien de temps vous êtes restée évanouie? »
Moi : « Mmmmhhh, quelques….secondes? »
Non, mon casque n'est pas brisé.
Je reste à l'hôpital pendant 8 heures. Finalement mon bras n’est pas cassé. Je souris.
Pendant ces heures, j’avais eu le temps de recréer le film. Je me suis vue déjà avec le plâtre, le défi de la Cyclo Mauricie raté, les 5 km du 12 septembre ratés. Quand vais-je reprendre mes entrainements? Pas avant le mois de décembre, ça c’est certain.
Comment vais-je écrire? Noooonnnn!!!!! Quelle frustration.
Quand je retourne de l’hôpital, je n'ai d'autre prétention qu'un verre d’eau pour avaler encore des calma
Je voie qu'il y a des fleurs sur la table. La femme du voisin est venue les déposer. Ils ont pris en charge mon fils pendant mon absence.
C’est gentil. Elle a aussi fermée tous les rideaux des fenêtres. Quel détail… Malgré la fatigue, je suis quand même émue par ce geste.
Je me rappel le frère du protagoniste de Slumdog millionaire, quand il dit: "Dieu est grand", après avoir su que Hamal avait gagné les millions. Je pense également que Dieu est grand ou que je suis chanceuse, ou que chacun reçoit ce qu'il donne. En tout cas, je ne crois pas donner autant de ce que je reçois.
Savez-vous? Cette nuit, même pas capable de me brosser les dents, ni de prendre une douche. Je me suis ébranlée sur mon lit comme ça. Et je n’ai pas pu dormir que par tranches de temps. Les calmants ne faisaient pas grande chose.
Le jour suivant, en faisant des malabars, j’ai pris ma douche, je me suis lavé les cheveux avec ma main gauche, l'autre bras enveloppé en nylon. Je prend un démi siècle pour m'habiller. J'appel quelques amis. Je raconte et j'aime bien entendre leurs propres histoires de chutes aussi.
J’ai été capable de cuisiner une soupe pour me réconforter l’heure du souper (recette disponible sur demande)
Ce week-end j'emmène Bella chez le docteur, elle aussi pauvre.
dimanche 30 août 2009
Trois, 2, 1, GO!....
Ce fut Sylvie qui, par les biais de son billet, eut semé en moi l’envie de participer dans les 5 km. Cette fois je l’ai connu en personne. À elle et sa belle famille. Et puis, nous nous sommes croisées en pleine course et nous sommes encouragées mutuellement.
J’ai eu une belle performance. Cette fois, je ne me suis pas laissée dépasser par la foule, non, non. Pas question. J’ai été un peu plus concentrée dans la course en comparaison à mon duathlon où je n’arrivais pas à comprendre complètement ce qui se passait à mes alentours.
Merci à K’Koud qui me rassura. Lui aussi, a eu le même sentiment d’être ailleurs, dans une autre planète lors de sa première compétition. Ouf! C’est soulageant de ne plus se sentir un E.T.
Mes entraînements ont porté leurs fruits (2/25 dans ma catégorie). J’ai raccourci le 5 km de 30'07" à 26'02". Les résultats sont sur Chiptimes Results.
C’est vraie aussi que cette course c’était pour une bonne cause, et si bien il y avait un peu de tension dans l’air, l’esprit de compétition était moindre.
À la fin de la course au milieu d’un scénario sportif caractérisé par des gens joviaux et amicaux qui souriaient, un autre visage familial: mon ami qui fait son apparition avec une orange fraiche, pour me nourrir!… Ça fait du bien, je me sens cajolée.
vendredi 28 août 2009
Pour ceux qui sont claqués
Après une intense semaine de course, vélo, etc., j'ai su c'est quoi d'être
"claquée".
Quoi de mieux donc, pour reprendre l'esprit et les forces que de se régaler avec des muffins maison?
J’ai fait ces muffins avant de partir faire mes exercices cet après-midi. Comme ça je couru plus motivée en sachant que quelque chose d’extraordinaire m’attendrait à la maison!
J’ai fait ces muffins avant de partir faire mes exercices cet après-midi. Comme ça je couru plus motivée en sachant que quelque chose d’extraordinaire m’attendrait à la maison!
C’est bien simple à les faire.
Voici la recette :
500 g de farine de blé entier pour pâtisserie
1 œuf
2 bananes écrasées
½ tasse de sucre
½ tasse de lait
¼ tasse d’huile végétale
3 grosses cuillères de fromage cottage
1 pincé de sel
½ tasse de noix de grenoble
1 tasse d’avoine
½ tasse de noix de coco râpé
500 g de farine de blé entier pour pâtisserie
1 œuf
2 bananes écrasées
½ tasse de sucre
½ tasse de lait
¼ tasse d’huile végétale
3 grosses cuillères de fromage cottage
1 pincé de sel
½ tasse de noix de grenoble
1 tasse d’avoine
½ tasse de noix de coco râpé
(Prochaine fois j'ajouterai des cannenberges). Miam!
Mélanger les bananes avec l’œuf et le sucre.
Ajouter le fromage cottage et le lait. Ensuite l’huile, l’avoine, les noix, le sel, du bicarbonate de soude, la noix de coco.
Verser la pâte dans des moules pour muffins et faire cuire au four pendant 25 minutes.
Ajouter le fromage cottage et le lait. Ensuite l’huile, l’avoine, les noix, le sel, du bicarbonate de soude, la noix de coco.
Verser la pâte dans des moules pour muffins et faire cuire au four pendant 25 minutes.
Bon appétit!
mardi 25 août 2009
Récapitulation de mes exercices
Ce qui suit est poche mais je le fais plutôt pour moi. Ça m’aide et m’encourage à la fois pour mes entraînements. Par la suite c'est la petite histoire de Madame Chantale, pour vous amuser.
Voilà la récapitulation des mes 6 dernières journées d’entrainement. Les autres antérieures j’en ferai abstraction parce que j’oublié de prendre des notes. Mais en lignes générales je me suis entraîné d’après le "big plan".
Jeudi 20 août : Vélo 90 minutes. Le matin. 22 km. Intervalles de 1 min X 8. FC=136-164.
Vendredi 21 août : Course à pied : 37 minutes. 5/10- 8/10. 5 km. Le matin
Samedi 22 août: Vélo. 90 minutes. Après-midi. FC=130-164. Intervalles 2 min X 5. Intervalles 8 sec. up-down X 20.
Dimanche 23 août: Course à pied. Le matin. 27 minutes=5km. YES!!! J’ai raccourci en 3 minutes les 5 km. FC=164-171. Presque vomi. Couchée par terre à la fin. Désolée pas plus que 171 comme FCmax. 8/10-10/10.
Lundi 24 : course à pied : 30 minutes. 5 km. Le matin. Intervalles : 3/10-8/10 X 6. FC=146-170.
Mardi 25 : vélo : 90 minutes. Ai roulé avec VELOCIA!, su c’est quoi rouler à 35 km/h. Outch! FC=146-164.
Jeudi 20 août : Vélo 90 minutes. Le matin. 22 km. Intervalles de 1 min X 8. FC=136-164.
Vendredi 21 août : Course à pied : 37 minutes. 5/10- 8/10. 5 km. Le matin
Samedi 22 août: Vélo. 90 minutes. Après-midi. FC=130-164. Intervalles 2 min X 5. Intervalles 8 sec. up-down X 20.
Dimanche 23 août: Course à pied. Le matin. 27 minutes=5km. YES!!! J’ai raccourci en 3 minutes les 5 km. FC=164-171. Presque vomi. Couchée par terre à la fin. Désolée pas plus que 171 comme FCmax. 8/10-10/10.
Lundi 24 : course à pied : 30 minutes. 5 km. Le matin. Intervalles : 3/10-8/10 X 6. FC=146-170.
Mardi 25 : vélo : 90 minutes. Ai roulé avec VELOCIA!, su c’est quoi rouler à 35 km/h. Outch! FC=146-164.
Petite histoire
J’ai rencontré Madame Chantale dimanche matin. Mme Chantale, la gagnante dans la catégorie Femmes +40 ans dans le duathlon de Verdun.
Moi : Salut! C’est toi?
Mme Chantale : Salut!
Je la voie s’approcher et il y a des morceaux qui commencent à s’assembler dans ma tête.
Moi : Ah, mais lequel est ton nom?
Mme Chantale : Chantale.
Moi : Ah, c’est toi qui as participé dans le duathlon de Verdun….
Et click! mes neurones font en fin contact : ma copine de travail à la Ville de Verdun, que je croisse parfois dans les couloirs c’est Madame Chantale!
C’est fou de voir comment on identifie les gens selon les endroits qu’on leur rencontre ainsi que d’après leur tenue vestimentaire. Au bureau pas évident de savoir que c’était ELLE, la sportive Madame Chantale.
J’suis heureuse. Aujourd’hui je suis allée faire un petit tour dans son bureau. Elle est une femme pleine d’énergie et calme à la fois. Souriante et sure de soi. Elle m’explique qu’au CEPSUM, où elle s’entraine l’hiver il y a des entraînements de course à pied qui sont encadrés. Bravo!
On va s’y revoir.
Moi : Salut! C’est toi?
Mme Chantale : Salut!
Je la voie s’approcher et il y a des morceaux qui commencent à s’assembler dans ma tête.
Moi : Ah, mais lequel est ton nom?
Mme Chantale : Chantale.
Moi : Ah, c’est toi qui as participé dans le duathlon de Verdun….
Et click! mes neurones font en fin contact : ma copine de travail à la Ville de Verdun, que je croisse parfois dans les couloirs c’est Madame Chantale!
C’est fou de voir comment on identifie les gens selon les endroits qu’on leur rencontre ainsi que d’après leur tenue vestimentaire. Au bureau pas évident de savoir que c’était ELLE, la sportive Madame Chantale.
J’suis heureuse. Aujourd’hui je suis allée faire un petit tour dans son bureau. Elle est une femme pleine d’énergie et calme à la fois. Souriante et sure de soi. Elle m’explique qu’au CEPSUM, où elle s’entraine l’hiver il y a des entraînements de course à pied qui sont encadrés. Bravo!
On va s’y revoir.
jeudi 20 août 2009
Les éléments et le sport
Quand j’étais en secondaire, nous avons appris un peu de Philosophie. Je me rappel que nous avons étudié les grecs qui croyaient que le monde était composé de 4 éléments essentiels : feu, air, eau et terre.
Ce matin, en revenant de mon entraînement à vélo j’ai pensé que les différentes activités sportives ont une liaison avec ces éléments. Autrement dit, symboliquement on pourrait faire une interprétation philosophique du sport. J’associe la course à pied à la terre, à la sensation d’humidité, de contact avec la Mère Nature. Quand je cours je ressens l’air qui rentre d’une façon directe, ouverte. Je ressens que je suis en contact avec le monde, les autres, l’univers. C’est un va et vient. Aristote, décrit d’une façon précise mes sensations dans la course à pied. Il parle de la qualité «humide» et la décrit comme un « processus de synthèse, de liaison et de collectivisation, d’ouverture sur la globalité ».
Je cherche parfois le visage de ma mère parmi certaines dames aux traits latinos, que je croisse chaque matin en courant. Elles m’offrent toujours un sourire comme cadeau. Et c’est comme ça que je rencontre ma mère.
Le vélo c’est l’élément air. L’air est sec, je me sépare du monde. Je suis dans ma boule, c’est individuel. C’est le repli sur soi. Mon espace est rigide, comme celui des jockeys.
Ce matin, en revenant de mon entraînement à vélo j’ai pensé que les différentes activités sportives ont une liaison avec ces éléments. Autrement dit, symboliquement on pourrait faire une interprétation philosophique du sport. J’associe la course à pied à la terre, à la sensation d’humidité, de contact avec la Mère Nature. Quand je cours je ressens l’air qui rentre d’une façon directe, ouverte. Je ressens que je suis en contact avec le monde, les autres, l’univers. C’est un va et vient. Aristote, décrit d’une façon précise mes sensations dans la course à pied. Il parle de la qualité «humide» et la décrit comme un « processus de synthèse, de liaison et de collectivisation, d’ouverture sur la globalité ».
Je cherche parfois le visage de ma mère parmi certaines dames aux traits latinos, que je croisse chaque matin en courant. Elles m’offrent toujours un sourire comme cadeau. Et c’est comme ça que je rencontre ma mère.
Le vélo c’est l’élément air. L’air est sec, je me sépare du monde. Je suis dans ma boule, c’est individuel. C’est le repli sur soi. Mon espace est rigide, comme celui des jockeys.
La natation c’est l’eau bien sûr. Mais c’est sec. C’est la plus mystérieuse des trois disciplines. Parce que l’eau est le monde parallèle. On doit s’y approcher doucement, respectueusement, tel qu’on le fait avec un cheval sauvage, pour l’apprivoiser. L’eau nous apprivoise à la fois. C’est la rencontre avec l’être.
J’suis tellement heureuse de cette approche philosophique aristotélicienne ! Et cela grâce au sport!
J’suis tellement heureuse de cette approche philosophique aristotélicienne ! Et cela grâce au sport!
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