jeudi 30 avril 2009

Contre vents et marées

Oh printemps! , saison des amoureux, non? En Uruguay c'est le temps pour se rejoindre. Il y a quelque chose dans l’air qui fait que les bêtes (les humains inclus) veulent se mettre de deux par deux.
Ici, à Montréal, je vois en passant des tourtereaux qui se collent, mais je suis si distant de ça….parce que moi, je souffre à vélo. Ce n’est pas romantique du tout!
Pour mes entraînements, le printemps ne s’annonce pas tellement calme. Il n’y a pas eu une seule journée de paix. Toujours le vent sifflant sans cesse, ce qui n’incommode les tourtereaux, mais à moi.... si.
Vendredi passé Bella et moi nous sommes presque envolées en traversant le pont qui amène à l’Estacade. Imaginez- vous, Bella est si légère et moi avec 48 kg… on a vraiment risqué de passer par dessous les barrières du pont et tomber à l’eau.
Aujourd’hui ne fut pas l’exception. Au Parc René-Lévesque j’ai envisagé de maintenir ma cadence malgré ce vent, et je me dis : JE NE LÂCHE PAS, pas question, non. Mais j’ai du serrer les dents et je vous dis : j’avais les larmes aux yeux. Ça fait maaaal! De tout façon je me répétais : come on Azul, ça ce n’est qu'un rien comparé à un accouchement. Voilà, il n’y a pire que ça, alors ces petits gouts d’eau salée qui s’accumulent dans mes yeux, oui c’est la douleur aux cuisses mais je ne lâche pas. Ouch!! que c’est dur le vélo….

vendredi 24 avril 2009

Ma journée ensoleillée


16°Celsius à Montréal cet après-midi.
Une journée pleine de soleil à profiter.
J’ai décidé de visiter le Parc Jean-Drapeau.






Dans ce parc il y a le circuit automobiliste Gilles Villeneuve, où le cyclistes vont pour faire ses entraînements l’été. Je ne sais pas si c'est à toute heure, mais j'aime bien le silence qu'y s'installe pour faire apparaître juste le son des vélos brisant le vent.
Je me sens libre.
J’ai pris le temps de prendre quelques photos aussi.





J’ai fait 120 minutes de vélo, FC entre 149 et 170 et j’ai brulé 825 calories.






Une image de la ville en revenant


Il fallait se remettre en forme après ça.
J’ai préparé un smoothie.

Attention les filles! ne faites pas comme moi. Mettez de la crème solaire dans vos jambes, risque de la marque du cycliste s’emparer de vous. Puis, pour moi, c’est déjà raté, pas de mini-jupes l’été, avec des jambes comme ça. J’ai pris la peine de m’en mettre au visage, mais je n’ai pas pensé que le soleil serait déjà si fort pour laisser les genoux au noir. C'est pas beau!
Bonne week-end, amusez vous à sortir un peu!
Je compte jouer aussi au ballon chasseur avec mon fils qui m’en demande toujours.

jeudi 23 avril 2009

Quoi faire avec un sac de carottes de 2lb?

Madame Ministre de l’alimentation et Madame Ministre d’économie se sont mises à penser.
J’ai l’habitude de voir les spéciaux à l’épicerie et après penser quoi faire avec. C’est une habitude de famille, celle de s'adapter aux caprices des prix du marché. Si bien on n’a jamais manqué de rien à la maison, en tant que famille ouvrière nous sommes habitués à faire des économies.
J'ai incorporé tellement ce concept là que je pense je ne le perdrai jamais.

Quoi faire avec ce sac de carottes de 2lb à 1.99$?
Recette numéro 1 : Un pain aux carottes!
J’avais une recette que j’avais emmenée de l’Uruguay.
1) J’ai râpé et râpé et râpé 4 carottes et j’ai mis d’un côté.
2) Un œuf mélangé à 250 gr de sucre blanc.
3) Ajouter ½ tasse d’huile végétale.
4) 1 tasse de lait
5) 1 cuillère à thé de bicarbonate de sodium.
6) Ajouter les carottes râpés.
7) Ajouter 2 tasses et demie de farine tout usage.
8) À la fin j'ai décidé d'incorporer de noix de Grenoble.
Engraisser un moule de pain, verser la pâte, et emmener au four pendant 45 minutes.
Résultat :

Recette numéro 2 : Ensalada rusa (salade russe).
C’est une recette typique uruguayenne celle-là.

Ingrédients :
2 carottes coupés en dès.
3 patates coupés en dès.
1 poitrine de poulet désossé
1 cane de pois verts

Préparation :
Faire cuire les ingrédients, sauf les pois verts, dans l’eau bouillante et salée.
Après 25 minutes, retirer du feu. Laisser refroidir et couper la poitrine en dès.
Ajouter les pois verts.
J’ai fait une sauce avec une cuillère à table de mayonnaise et 2 cuillères à table de fromage cottage et j’ai ajouté à la salade.
Dans la recette originale c’est juste de la mayonnaise qu’on ajoute.
Psstt: il m'en restent encore des carottes au frigo. Je pense qu'on va les manger crues, mon fils il aime ça :-)

lundi 20 avril 2009

Déçue

Quelqu’un m’a dit que le mensonge est quelque chose de commun dans la culture nord-américaine.
Dans notre cours d’anglais, les après-midi on discute sur des thèmes donnés, question de développer le volet orale de la langue. Aujourd’hui, notre professeure que je trouve fort sympathique nous a dit que les gens en Amérique du Nord sont habitués à mentir, pourtant on ne devrait pas être surpris si au travail ou même dans nos relations interpersonnelles quelqu’un nous ment spontanément.
Quand la professeure nous en a dit, j’ai interrogé un peu surprise : C’est vrai? Et un copain assis à mon côté a répondu : « Mais, toi ça fait déjà 3 ans que tu es ici et tu ne le savais pas? »
Ce constat, vient à provoquer deux choses en moi. Un : étant donné cette réalité et que je suis toujours en guise d’adaptation je devrai agrandir grandement ma ligne de tolérance. Deux : serais-je peut-être un peu naïve?
Non, je n’aime pas être naïve. Je me pose la question : en étant l’être-humain dans son origine moralement bon, comment pourrait-il se corrompre sans remords?
Est-ce que la société, ce sujet collectif à caractère amorphe, peut-elle changer les valeurs des gens sans que les individus ne réagissent pas?
Je sais que les écarts culturels existent, et que pourtant des pratiques menées ailleurs nous provoquent rejet. Ou même que des valeurs que nous ne partageons pas pour des raisons religieuses ou culturelles on les accepte pour une raison d’accommodement raisonnable (terme assez répandue ici au Québec). Mais l’intégrité n’est-il pas une valeur universelle qu’on devrait tous essayer de préserver dans nos rapports quotidiens, au-delà des différences d’origine?
Je ne suis pas intéressée à savoir si ce sont les nord-américaines qui considèrent le mensonge comme un acte normale et pourtant acceptable, mais d’imaginer comment un individu de la race humaine peut vivre avec, sans devenir un névrotique.
Avait-il raison Jean-Jacques Rousseau quand il disait que l’homme est bon par nature, et que c’est la société qui le corrompt ?
J’suis toujours portée à m’émerveiller des possibilités de l’être humain. Chaque jour je trouve au moins une raison qui forge cette croyance. Mais des fois, je reste triste, traversée pour la violence qui suppose le mensonge et l’incorporation qui en fait l’homme dans ses vécus. Ses vécus, les seules choses qui lui appartiennent, et que méchantment il s’en charge d’empoisonner. Ou pensez-vous emporter vos maisons, vos meubles, vos voitures avec vous après votre passage par la Terre?
C’est juste vos vécus que vous allez emporter avec vous, pas plus que ça.

mercredi 15 avril 2009

Je suis, d’après l’échelle de mesure du biorythme(*), au plus bas dans les 3 catégories : physique, émotionnelle et intellectuelle. Je touche le fond ces jours-là tout en conformité avec les prédictions.
S’entraîner d’après ce méthode du biorythme constitue un moyen qu’on peut s’en servir pour calculer nos efforts et le type d’entraînement à suivre au long de l’année, mois après mois et jour après jour.
Maillot vert dit qu’il ne faut y croire. Si bien il dit l'avoir essayé, il considère que ce system est peu scientifique...(j'adore ce coté rationnelle chez le sex opposé, pas vous mes chères dames?).
C’est vrai qu’on risque de se conditionner à se sentir selon les paramètres marqués par l'échelle. Mais mon corps ne ment pas. J’ai travaillé dans les zones 3 et 4 d’entraînement aujourd'hui, oscilant ma fréquence cardiaque entre 154 et 164 battements. J'ai fait des efforts surhumains pour accomplir mes 6 km de course à pied de la journée. Quand je suis dans le top je travaille plutôt dans ma zone 5, soit la zone la plus exigeant. Maintenant que je commence à connaître les jours où je me sens mieux, en ce qui concerne la course à pied, j’essaierai de travailler dans les zones 3 et 4 pendant mes jours "difficiles" et dans la zone 5 le restant des jours.

J'ai oublié de vous dire: on a repris la route Bella et moi. Elle réponde comme toujours, sauf que moi, j'ai eu un peu de peur la première journée. J'ai utilisé mes souliers bien aimés, et les souliers de vélo fixent le cycliste au vélo, de façon que si on s'arrêt on ne doit pas oublier de les décaler avant, risque de tomber. J'ai visité le sol des pistes cyclables montréalaises de très près et à plusieurs reprises l'été passé, parce que j'oubliais que j'étais collée à Bella au niveau des pédales. C'est une sensation bien étrange jusqu'à ce qu'on s'habitue.

(*) ce lien a été gentiment mis à disposition par Pierre.

samedi 11 avril 2009

Le syndrome de Tarzan

Le syndrome de Tarzan. C’est de cette expression que l’auteure, Pascale Piquet, s’en sert pour faire référence à la dépendance affective. Voire: s'attacher à la première personne qui passe pour ne pas tomber dans le vide.
J’ai su depuis le début que ce livre allait me plaire. Je commence à rigoler depuis les premières lignes.
Ça me plaît parce que je m’y reconnais. Et je suis capable de rigoler parce que si bien je m’y reconnais, c’est certain que j’ai déjà parcouru un bon but du chemin menant au débarras de la dépendance. Pour cela il a fallu que je comprenne que je peux être pour moi une bonne compagnie. J’aime mon espace dont j’ai besoin de façon vital. J’aime bien les gens, et interagir bien sûr, mais j’ai besoin des instants pour moi au longue de la journée. Le collé-collé je ne le supporte pas. Écouter de la musique, sortir faire du vélo, penser, lire, cuisiner, rien faire. S’il n’y a pas des activités programmées, je ne panique pas. Au contraire, j’ai toujours des choses à faire à la maison qui me rendent heureuse. Le téléphone je ne le touche presque pas, sauf pour échanger des détails de dernière minute, pour entendre la voix de ceux dont j’ai envie. Mais je ne suis pas du genre conférence-téléphonique. Et puis, je suis devenue plus égoïste. En fin de compte, je ne peux pas prendre en charge les problèmes des autres, comme je ne demande que les autres en prennent les miens. C’est vrai que ça m’a coutée quelques amitiés. Mais je ne me sens pas coupable, ils m’en restent quand même quelques unes :-)
La dépendance affective tel que d’autres dépendances, comme l’alcool ou la drogue requiert un effort tout au longue d’une vie, parce qu’on peut devenir consciente du problème que nous atteigne, et faire les efforts pour passer à travers. Mais, la récidive est toujours à la portée. C’est pour ça que de temps en temps, la vie me mets la face encore là où je ne veux pas : l’intimité. Et je deviens impossible. Je perds la boussole et je me perds sans remède. Le déjà-vu Le desperado et le trou noir affectif (*) qui s’attraient comme un iman, réapparait. Alors là, je fais appel à mon courage pour ne pas succomber à la tentation de recréer la souffrance que ces deux névrosés sont capables de se produire à soi-même.
C’est fou!
Mais… attendez, si nous avons en nous cette capacité de créer si facilement nos mésaventures, ne pourront pas nous créer aussi des moments de bonheur? En ayant les ressources on a l’immense pouvoir de modifier nos destins. Il faut s’ouvrir au changement. Il y a une autre façon de vivre la vie, sainement, amoureusement.

Desperado : terme qui fait mention à celui ou celle qui en manque d’affection est toujours en guise de donner et prêt/e à tout pour en avoir un peu d’attention.
Trou noir affectif : celui ou celle que, aussi en manque d’affection, est très demandant, mais ne donne presque rien. Il/elle n’est jamais satisfait et cherche infructueusement à remplir un trou qui n’a pas de fond et dont sa source en tant que non résolue ne sera jamais comblé.


vendredi 10 avril 2009

Je me rends ce midi sur la piste cyclable pour faire du jogging.
J’ai le vent en contre, j’ai un peu de froid, surtout dans les mains. Ma respiration s’accélère..., puis je trouve ma zone de confort: aaahhh, c’est soulageant. Je m’avais dis, c’est ta première sortie extérieure, alors, si tu ressens que quelque chose ne vas pas, tu t’arrêtes. Il faut savoir écouter son corps. Les sensations sont bien différentes à celles de dans la piste du gym. Le vent, le froid, le sol asphalté, l’immensité de cet espace qui me manquait, mais qui me fait sentir au début toute petite. Mes jambes répondent très bien. Les entraînements ont donné ses fruits, et je m’en émerveille, je me sens la maître de mon corps. Pas si mal pour une première sortie.
Je continue sans arrêt jusqu’à l’arrivée. 3 kilomètres et je regarde ma montre : 13 minutes et quelques secondes. Ma FCmax de 176. Je marche 2 minutes, ensuite je reprends le chemin de retour. Si bien le vent et à faveur, mes jambes sont déjà fatiguées. Je continue…la rivière, il n’y reste plus de glace. Je me rappelle. … Mon père : « t’as de longues pas ». Oui, et il ne faut surtout pas que je lâche mon rythme maintenant. Vas-y Azul, ne t’arrêtes pas. Et maillot vert qui me dépasse pour la deuxième fois et me dit : « Ça fait maaal, eh? » avec un sourire. J’ai retiens ce son en mouvement qui balai mon oreille gauche. Oui, ça fait maaaal. Et je réfléchis : il faut bien être masochiste pour faire ça. La douleur et l’effort nécessaires dans ces sports d’endurance, ne seraient-ils une espèce d’exutoire dont on s’en sert? J’ai regardé justement hier à la télé un film chinois. Les protagonistes ne parlaient presque pas. Il s’agissait de la possibilité de grandir spirituellement. La souffrance physique était présentée comme moyen de rédemption de la colère.
Mais, comme dans le sport, c’est ce même aspect là que nous aide à nous comprendre, à nous connaître, à être capables de tolérer l’inconfort.
Et en parlant de souffrance, aujourd’hui dans mon pays c’est le vendredi saint. Quand j’étais petite ma famille qui était catholique, restait à jeun jusqu’à midi, parce que on remémorait la morte de Jésus, selon l’Église.
Par simple coïncidence je réfléchis aujourd’hui sur ces choses là. Peut-on grandir sans souffrir?