dimanche 30 août 2009

Trois, 2, 1, GO!....

...c’était le nom de l'événement organisé par le Regroupement pour la trisomie 21 qui se fut déroulé au Parc Maisonneuve aujourd’hui.
Ce fut Sylvie qui, par les biais de son billet, eut semé en moi l’envie de participer dans les 5 km. Cette fois je l’ai connu en personne. À elle et sa belle famille. Et puis, nous nous sommes croisées en pleine course et nous sommes encouragées mutuellement.

J’ai eu une belle performance. Cette fois, je ne me suis pas laissée dépasser par la foule, non, non. Pas question. J’ai été un peu plus concentrée dans la course en comparaison à mon duathlon où je n’arrivais pas à comprendre complètement ce qui se passait à mes alentours.
Merci à K’Koud qui me rassura. Lui aussi, a eu le même sentiment d’être ailleurs, dans une autre planète lors de sa première compétition. Ouf! C’est soulageant de ne plus se sentir un E.T.

Mes entraînements ont porté leurs fruits (2/25 dans ma catégorie). J’ai raccourci le 5 km de 30'07" à 26'02". Les résultats sont sur Chiptimes Results.
C’est vraie aussi que cette course c’était pour une bonne cause, et si bien il y avait un peu de tension dans l’air, l’esprit de compétition était moindre.

À la fin de la course au milieu d’un scénario sportif caractérisé par des gens joviaux et amicaux qui souriaient, un autre visage familial: mon ami qui fait son apparition avec une orange fraiche, pour me nourrir!… Ça fait du bien, je me sens cajolée.

vendredi 28 août 2009

Pour ceux qui sont claqués

Après une intense semaine de course, vélo, etc., j'ai su c'est quoi d'être
"claquée".
Quoi de mieux donc, pour reprendre l'esprit et les forces que de se régaler avec des muffins maison?
J’ai fait ces muffins avant de partir faire mes exercices cet après-midi. Comme ça je couru plus motivée en sachant que quelque chose d’extraordinaire m’attendrait à la maison!
C’est bien simple à les faire.
Voici la recette :
500 g de farine de blé entier pour pâtisserie
1 œuf
2 bananes écrasées
½ tasse de sucre
½ tasse de lait
¼ tasse d’huile végétale
3 grosses cuillères de fromage cottage
1 pincé de sel
½ tasse de noix de grenoble
1 tasse d’avoine
½ tasse de noix de coco râpé
(Prochaine fois j'ajouterai des cannenberges). Miam!
Mélanger les bananes avec l’œuf et le sucre.
Ajouter le fromage cottage et le lait. Ensuite l’huile, l’avoine, les noix, le sel, du bicarbonate de soude, la noix de coco.
Verser la pâte dans des moules pour muffins et faire cuire au four pendant 25 minutes.
Bon appétit!

mardi 25 août 2009

Récapitulation de mes exercices

Ce qui suit est poche mais je le fais plutôt pour moi. Ça m’aide et m’encourage à la fois pour mes entraînements. Par la suite c'est la petite histoire de Madame Chantale, pour vous amuser.

Voilà la récapitulation des mes 6 dernières journées d’entrainement. Les autres antérieures j’en ferai abstraction parce que j’oublié de prendre des notes. Mais en lignes générales je me suis entraîné d’après le "big plan".

Jeudi 20 août : Vélo 90 minutes. Le matin. 22 km. Intervalles de 1 min X 8. FC=136-164.

Vendredi 21 août : Course à pied : 37 minutes. 5/10- 8/10. 5 km. Le matin

Samedi 22 août: Vélo. 90 minutes. Après-midi. FC=130-164. Intervalles 2 min X 5. Intervalles 8 sec. up-down X 20.

Dimanche 23 août: Course à pied. Le matin. 27 minutes=5km. YES!!! J’ai raccourci en 3 minutes les 5 km. FC=164-171. Presque vomi. Couchée par terre à la fin. Désolée pas plus que 171 comme FCmax. 8/10-10/10.

Lundi 24 : course à pied : 30 minutes. 5 km. Le matin. Intervalles : 3/10-8/10 X 6. FC=146-170.
Mardi 25 : vélo : 90 minutes. Ai roulé avec VELOCIA!, su c’est quoi rouler à 35 km/h. Outch! FC=146-164.

Petite histoire

J’ai rencontré Madame Chantale dimanche matin. Mme Chantale, la gagnante dans la catégorie Femmes +40 ans dans le duathlon de Verdun.
Moi : Salut! C’est toi?
Mme Chantale : Salut!
Je la voie s’approcher et il y a des morceaux qui commencent à s’assembler dans ma tête.
Moi : Ah, mais lequel est ton nom?
Mme Chantale : Chantale.
Moi : Ah, c’est toi qui as participé dans le duathlon de Verdun….
Et click! mes neurones font en fin contact : ma copine de travail à la Ville de Verdun, que je croisse parfois dans les couloirs c’est Madame Chantale!
C’est fou de voir comment on identifie les gens selon les endroits qu’on leur rencontre ainsi que d’après leur tenue vestimentaire. Au bureau pas évident de savoir que c’était ELLE, la sportive Madame Chantale.
J’suis heureuse. Aujourd’hui je suis allée faire un petit tour dans son bureau. Elle est une femme pleine d’énergie et calme à la fois. Souriante et sure de soi. Elle m’explique qu’au CEPSUM, où elle s’entraine l’hiver il y a des entraînements de course à pied qui sont encadrés. Bravo!
On va s’y revoir.

jeudi 20 août 2009

Les éléments et le sport

Quand j’étais en secondaire, nous avons appris un peu de Philosophie. Je me rappel que nous avons étudié les grecs qui croyaient que le monde était composé de 4 éléments essentiels : feu, air, eau et terre.

Ce matin, en revenant de mon entraînement à vélo j’ai pensé que les différentes activités sportives ont une liaison avec ces éléments. Autrement dit, symboliquement on pourrait faire une interprétation philosophique du sport. J’associe la course à pied à la terre, à la sensation d’humidité, de contact avec la Mère Nature. Quand je cours je ressens l’air qui rentre d’une façon directe, ouverte. Je ressens que je suis en contact avec le monde, les autres, l’univers. C’est un va et vient. Aristote, décrit d’une façon précise mes sensations dans la course à pied. Il parle de la qualité «humide» et la décrit comme un « processus de synthèse, de liaison et de collectivisation, d’ouverture sur la globalité ».

Je cherche parfois le visage de ma mère parmi certaines dames aux traits latinos, que je croisse chaque matin en courant. Elles m’offrent toujours un sourire comme cadeau. Et c’est comme ça que je rencontre ma mère.

Le vélo c’est l’élément air. L’air est sec, je me sépare du monde. Je suis dans ma boule, c’est individuel. C’est le repli sur soi. Mon espace est rigide, comme celui des jockeys.
La natation c’est l’eau bien sûr. Mais c’est sec. C’est la plus mystérieuse des trois disciplines. Parce que l’eau est le monde parallèle. On doit s’y approcher doucement, respectueusement, tel qu’on le fait avec un cheval sauvage, pour l’apprivoiser. L’eau nous apprivoise à la fois. C’est la rencontre avec l’être.

J’suis tellement heureuse de cette approche philosophique aristotélicienne ! Et cela grâce au sport!

vendredi 14 août 2009

Je veux jouer en équipe!

Une chance que j’ai trouvée l’explication a ce sentiment de vide éprouvé après ma compétition.
J’ai lu que pour surmonter la petite dépression post-compétition, rien de mieux que de se fixer un nouveau défi!
J’ai réalisé aussi que le triathlon individuel, le duathlon, la course à pied impliquent un style de compétition très individuel et solitaire. Donc, c’est important pour moi de me joindre à un groupe pour continuer. La pratique d’un sport en équipe nous donne la sensation de jouer ensemble.
Dans les jours suivants à mon duathlon, j’ai eu le sentiment que je n’avais personne pour partager ce que je eus ressenti pendant la compétition, les émotions éprouvées. Comme une sensation d'isolation. Et cela a influencé mon état d’esprit. Voilà que je me fixe deux défis : m’inscrire pour mon prochain événement et me joindre à un groupe.

Les journées d’été sont tellement longues. J’ai l’impression d’avoir le temps de tout faire : du vélo, parler aux voisins, faire une petite marche en shorts et sandales le soir dans les rues de quartier, manger la crème glacée (molle, grand format et assez gras). Ce petit péché n’a pas eu de conséquences sur ma performance de matin.

Je suis revenu à mes anciens souliers, parce que je les aime plus que les nouveaux. Je pense que vais intercaler entre un et autre pair pour m’habituer. Faire l’entraînement le matin a deux avantages : moins de chaleur, et plus de temps pour rester avec mon fils le soir. Quant aux entraînements à vélo c’est toujours le soir, vu que je dois disposer de temps supplémentaire. Tandis que pour la course je n’alloue qu’entre 30 et 40 minutes, pour le vélo il faut au moins 90 minutes.
Ils annoncent 30°C pour aujourd’hui, et il faisait déjà chaud à matin, et très humide. C’est comme ça que j’aime! P.S. Je viens de me faire un test qui a donné pour résultat: indépendant-loup solitaire. Peut-être que cela expliquerait beaucoup de choses. Il faut que j'aille à la rencontre du monde de temps en temps :-)

lundi 10 août 2009

Le duathlon c'est dur...


Étant prévu le départ pour 9h45 je suis arrivée sur le champ vers 8h45. Une journée ensoleillée malgré les prévisions météorologiques. Il y a déjà une bonne ambiance de fête. Je me dirige au kiosque des inscriptions pour prendre de renseignements. Il faut que j’aille déposer Bella dans l’espace réservé pour la transition. Je jette un coup d’œil à la façon dont les autres ont placé leurs affaires, et je fais un peu du même. Qu’est-ce qu’il a entre ses mains? Ah!, c’est vraie, la puce, il faut que j’y aille la prendre. Avant cela c’est le marquage. J’ai mon numéro : le 233. Je me promène ici et là. Par les haut-parleurs ils annoncent que la réunion des participants du duathlon se tiendra à côté du quai dans 10 minutes. Va-s-y, cours, il y a encore du temps pour une nouvelle visite à la toilette! J’ai bu tellement d’eau depuis ce matin.
Je suis au milieu de ce group. « Dans 15, 14,13… » .et pafff!!!!
Oh! il faut partir, je me laisse dépasser par la troupe. Je reste à la queue du groupe et seuls mes pas retentissent pour un bon bout de temps. Au fait il y a une fille qui était larguée aussi mais qui me dépasse et m’encourage!!!
Oups, comment c’est ça? Le parcourt ne finit-il ici au restaurant Crescendo? Non, il faut continuer encore un bon bout. Je ne désespère pas. Et continue mon chemin. Go Carla Go (les bénévoles), lâche pas!
Demi-tour. Le moment d’avaler un bonbon peut-être? Oui! Sauf que ma bouche est sèche et le bonbon reste bloqué dans ma traque. Le kiosque des ravitaillements! De l’eau!
Je faillis de me noyer. Jamais eus essayé de boire d’un verre en courant. J’ai une boule dans l’estomaque.
Ligne d’arrivée. Lâche pas, bon pas! Go! Je pense que je vais vomir. Non (César apparaît)
Temps où le temps s’arrêta. Ici je me suis changé les souliers comme j’ai pu, j’ai couru chaussée mon vélo d’un côté. Avance, avance, pas encore! Il faut dépasser la ligne rouge pour monter dans ton vélo. Pas de problème avec mes clips. Très bien. Et je fonce. Je change la vitesse. Bella roule à son 3ième plateau. Ma Bella! Elle est fidèle. Puis, je ne regarde personne ici. Route très cahoteuse mais je roule. Premier virage qui approche : je freine, virage très serré à 180°, j’écrase les pédales, je roule. Premier tour qui est fait. Deuxième. Je vais pour mon troisième tour. Troisième. Je roule. Où suis-je? Il me reste un ou deux à faire? J’suis perdue. Je perds en peu de temps ici. Regarde la montre. C’est mon dernier. Fonce. Ralentisse. Débarque. Oui! Excellent! Oui, Change-toi! Go dans le corridor! Cours! J’ai l’impression de ne pas courir. Je ne ressens plus mes jambes. Je ne souris plus. Je ne vois plus le monde. Sauf quand je croise ma copine qui me fut dépassée au tout début. Elle dit : On y est presque!
Je l’ai retrouvée à la fin, dans la remise de médailles. Elle était une femme très sympathique. C’était aussi son premier duathlon. J’ai fini 5/5 dans ma catégorie. Mais très contente avec mes temps. Maintenant je sais l’air de quoi a une compétition. J’ai appris à m’y connaître et pris conscience de toutes les choses à améliorer. Il y en a tellement….
Les résultats de la compétition sont affichés ici.
Considérant les virages serrés, la route cahoteuse et les transitions, je suis contente avec mon temps à vélo (45’58sec). Quant à ma course à pied il faut que j’améliore beaaauuucouup ma technique. Parce que moi, je veux un podium la prochaine fois. Et maintenant je ne m'arrête pas jusqu'à l'avoir!
Le duathlon c'est dur....
Mais c'est bon....
Mais c'est dur....
Mais...