lundi 20 avril 2009

Déçue

Quelqu’un m’a dit que le mensonge est quelque chose de commun dans la culture nord-américaine.
Dans notre cours d’anglais, les après-midi on discute sur des thèmes donnés, question de développer le volet orale de la langue. Aujourd’hui, notre professeure que je trouve fort sympathique nous a dit que les gens en Amérique du Nord sont habitués à mentir, pourtant on ne devrait pas être surpris si au travail ou même dans nos relations interpersonnelles quelqu’un nous ment spontanément.
Quand la professeure nous en a dit, j’ai interrogé un peu surprise : C’est vrai? Et un copain assis à mon côté a répondu : « Mais, toi ça fait déjà 3 ans que tu es ici et tu ne le savais pas? »
Ce constat, vient à provoquer deux choses en moi. Un : étant donné cette réalité et que je suis toujours en guise d’adaptation je devrai agrandir grandement ma ligne de tolérance. Deux : serais-je peut-être un peu naïve?
Non, je n’aime pas être naïve. Je me pose la question : en étant l’être-humain dans son origine moralement bon, comment pourrait-il se corrompre sans remords?
Est-ce que la société, ce sujet collectif à caractère amorphe, peut-elle changer les valeurs des gens sans que les individus ne réagissent pas?
Je sais que les écarts culturels existent, et que pourtant des pratiques menées ailleurs nous provoquent rejet. Ou même que des valeurs que nous ne partageons pas pour des raisons religieuses ou culturelles on les accepte pour une raison d’accommodement raisonnable (terme assez répandue ici au Québec). Mais l’intégrité n’est-il pas une valeur universelle qu’on devrait tous essayer de préserver dans nos rapports quotidiens, au-delà des différences d’origine?
Je ne suis pas intéressée à savoir si ce sont les nord-américaines qui considèrent le mensonge comme un acte normale et pourtant acceptable, mais d’imaginer comment un individu de la race humaine peut vivre avec, sans devenir un névrotique.
Avait-il raison Jean-Jacques Rousseau quand il disait que l’homme est bon par nature, et que c’est la société qui le corrompt ?
J’suis toujours portée à m’émerveiller des possibilités de l’être humain. Chaque jour je trouve au moins une raison qui forge cette croyance. Mais des fois, je reste triste, traversée pour la violence qui suppose le mensonge et l’incorporation qui en fait l’homme dans ses vécus. Ses vécus, les seules choses qui lui appartiennent, et que méchantment il s’en charge d’empoisonner. Ou pensez-vous emporter vos maisons, vos meubles, vos voitures avec vous après votre passage par la Terre?
C’est juste vos vécus que vous allez emporter avec vous, pas plus que ça.

mercredi 15 avril 2009

Je suis, d’après l’échelle de mesure du biorythme(*), au plus bas dans les 3 catégories : physique, émotionnelle et intellectuelle. Je touche le fond ces jours-là tout en conformité avec les prédictions.
S’entraîner d’après ce méthode du biorythme constitue un moyen qu’on peut s’en servir pour calculer nos efforts et le type d’entraînement à suivre au long de l’année, mois après mois et jour après jour.
Maillot vert dit qu’il ne faut y croire. Si bien il dit l'avoir essayé, il considère que ce system est peu scientifique...(j'adore ce coté rationnelle chez le sex opposé, pas vous mes chères dames?).
C’est vrai qu’on risque de se conditionner à se sentir selon les paramètres marqués par l'échelle. Mais mon corps ne ment pas. J’ai travaillé dans les zones 3 et 4 d’entraînement aujourd'hui, oscilant ma fréquence cardiaque entre 154 et 164 battements. J'ai fait des efforts surhumains pour accomplir mes 6 km de course à pied de la journée. Quand je suis dans le top je travaille plutôt dans ma zone 5, soit la zone la plus exigeant. Maintenant que je commence à connaître les jours où je me sens mieux, en ce qui concerne la course à pied, j’essaierai de travailler dans les zones 3 et 4 pendant mes jours "difficiles" et dans la zone 5 le restant des jours.

J'ai oublié de vous dire: on a repris la route Bella et moi. Elle réponde comme toujours, sauf que moi, j'ai eu un peu de peur la première journée. J'ai utilisé mes souliers bien aimés, et les souliers de vélo fixent le cycliste au vélo, de façon que si on s'arrêt on ne doit pas oublier de les décaler avant, risque de tomber. J'ai visité le sol des pistes cyclables montréalaises de très près et à plusieurs reprises l'été passé, parce que j'oubliais que j'étais collée à Bella au niveau des pédales. C'est une sensation bien étrange jusqu'à ce qu'on s'habitue.

(*) ce lien a été gentiment mis à disposition par Pierre.

samedi 11 avril 2009

Le syndrome de Tarzan

Le syndrome de Tarzan. C’est de cette expression que l’auteure, Pascale Piquet, s’en sert pour faire référence à la dépendance affective. Voire: s'attacher à la première personne qui passe pour ne pas tomber dans le vide.
J’ai su depuis le début que ce livre allait me plaire. Je commence à rigoler depuis les premières lignes.
Ça me plaît parce que je m’y reconnais. Et je suis capable de rigoler parce que si bien je m’y reconnais, c’est certain que j’ai déjà parcouru un bon but du chemin menant au débarras de la dépendance. Pour cela il a fallu que je comprenne que je peux être pour moi une bonne compagnie. J’aime mon espace dont j’ai besoin de façon vital. J’aime bien les gens, et interagir bien sûr, mais j’ai besoin des instants pour moi au longue de la journée. Le collé-collé je ne le supporte pas. Écouter de la musique, sortir faire du vélo, penser, lire, cuisiner, rien faire. S’il n’y a pas des activités programmées, je ne panique pas. Au contraire, j’ai toujours des choses à faire à la maison qui me rendent heureuse. Le téléphone je ne le touche presque pas, sauf pour échanger des détails de dernière minute, pour entendre la voix de ceux dont j’ai envie. Mais je ne suis pas du genre conférence-téléphonique. Et puis, je suis devenue plus égoïste. En fin de compte, je ne peux pas prendre en charge les problèmes des autres, comme je ne demande que les autres en prennent les miens. C’est vrai que ça m’a coutée quelques amitiés. Mais je ne me sens pas coupable, ils m’en restent quand même quelques unes :-)
La dépendance affective tel que d’autres dépendances, comme l’alcool ou la drogue requiert un effort tout au longue d’une vie, parce qu’on peut devenir consciente du problème que nous atteigne, et faire les efforts pour passer à travers. Mais, la récidive est toujours à la portée. C’est pour ça que de temps en temps, la vie me mets la face encore là où je ne veux pas : l’intimité. Et je deviens impossible. Je perds la boussole et je me perds sans remède. Le déjà-vu Le desperado et le trou noir affectif (*) qui s’attraient comme un iman, réapparait. Alors là, je fais appel à mon courage pour ne pas succomber à la tentation de recréer la souffrance que ces deux névrosés sont capables de se produire à soi-même.
C’est fou!
Mais… attendez, si nous avons en nous cette capacité de créer si facilement nos mésaventures, ne pourront pas nous créer aussi des moments de bonheur? En ayant les ressources on a l’immense pouvoir de modifier nos destins. Il faut s’ouvrir au changement. Il y a une autre façon de vivre la vie, sainement, amoureusement.

Desperado : terme qui fait mention à celui ou celle qui en manque d’affection est toujours en guise de donner et prêt/e à tout pour en avoir un peu d’attention.
Trou noir affectif : celui ou celle que, aussi en manque d’affection, est très demandant, mais ne donne presque rien. Il/elle n’est jamais satisfait et cherche infructueusement à remplir un trou qui n’a pas de fond et dont sa source en tant que non résolue ne sera jamais comblé.


vendredi 10 avril 2009

Je me rends ce midi sur la piste cyclable pour faire du jogging.
J’ai le vent en contre, j’ai un peu de froid, surtout dans les mains. Ma respiration s’accélère..., puis je trouve ma zone de confort: aaahhh, c’est soulageant. Je m’avais dis, c’est ta première sortie extérieure, alors, si tu ressens que quelque chose ne vas pas, tu t’arrêtes. Il faut savoir écouter son corps. Les sensations sont bien différentes à celles de dans la piste du gym. Le vent, le froid, le sol asphalté, l’immensité de cet espace qui me manquait, mais qui me fait sentir au début toute petite. Mes jambes répondent très bien. Les entraînements ont donné ses fruits, et je m’en émerveille, je me sens la maître de mon corps. Pas si mal pour une première sortie.
Je continue sans arrêt jusqu’à l’arrivée. 3 kilomètres et je regarde ma montre : 13 minutes et quelques secondes. Ma FCmax de 176. Je marche 2 minutes, ensuite je reprends le chemin de retour. Si bien le vent et à faveur, mes jambes sont déjà fatiguées. Je continue…la rivière, il n’y reste plus de glace. Je me rappelle. … Mon père : « t’as de longues pas ». Oui, et il ne faut surtout pas que je lâche mon rythme maintenant. Vas-y Azul, ne t’arrêtes pas. Et maillot vert qui me dépasse pour la deuxième fois et me dit : « Ça fait maaal, eh? » avec un sourire. J’ai retiens ce son en mouvement qui balai mon oreille gauche. Oui, ça fait maaaal. Et je réfléchis : il faut bien être masochiste pour faire ça. La douleur et l’effort nécessaires dans ces sports d’endurance, ne seraient-ils une espèce d’exutoire dont on s’en sert? J’ai regardé justement hier à la télé un film chinois. Les protagonistes ne parlaient presque pas. Il s’agissait de la possibilité de grandir spirituellement. La souffrance physique était présentée comme moyen de rédemption de la colère.
Mais, comme dans le sport, c’est ce même aspect là que nous aide à nous comprendre, à nous connaître, à être capables de tolérer l’inconfort.
Et en parlant de souffrance, aujourd’hui dans mon pays c’est le vendredi saint. Quand j’étais petite ma famille qui était catholique, restait à jeun jusqu’à midi, parce que on remémorait la morte de Jésus, selon l’Église.
Par simple coïncidence je réfléchis aujourd’hui sur ces choses là. Peut-on grandir sans souffrir?

mercredi 8 avril 2009

À table!!

Si vous aimez la cuisine grecque je vous présente cette soupe de lentilles. Un repas consistent et végétarien (ou presque) pour une soirée hivernale. Oui, parce que à Montréal on a eu de la neige, en plein mois d’avril. Si vous avez vu le film Le jour après, avec le charmant Jake Gillenhaal, peut-être aujourd’hui vous en avez-vous posé la question si on ne serait presque arrivés à la fin du monde :-)
Au delà des plaintes, j’ai profité pour recevoir la visite avec un plat riche et savoureux.
Je mets à votre disposition la recette, si un jour vous aimeriez essayer des plaisirs gourmands.
1 tasse de lentilles rouges ou noires
1 boîte de bouillon de poulet biologique
¼ d’ognon rouge haché
2 carottes coupées en dés
1 patate sucrée coupée en dés
½ tomate hachée finement
3 tiges de céleri coupées
1 cuillère à thé de sel
1 cuillère à thé de curry
Faire revenir l’ognon dans une casserole sur un peu d’huile végétale.
Ajouter la tomate hachée, le bouillon de poulet, les carottes, la patate sucrée, les lentilles, du céleri, sel et curry.
Ajouter une tasse d’eau.
Et faire cuire pendant 45 minutes à feu modéré.

Le dessert ne pouvait pas manquer.
J’ai pris la recette du gâteau d’ici, et pour le glaçage j’ai mis dans une petite casserole (une de celles que fièrement je vous ai montrée) le jus d’un citron, 2 cuillères à table du beurre non-salée et une tasse et ½ de sucré à glacer.
Gâteau au citron et au noix de coco
P.S. C'est vrai que le sport nous met en appétit...

dimanche 5 avril 2009

Vie quotidienne

Le samedi 4 avril se sont déroulés les Jeux de Montréal au Centre Sportif Claude-Robillard.
Dans les premiers temps de mon arrivée au Québec, je fréquantais ce centre sportif. Il compte avec une piscine aux dimensions olympiques et un bassin de plongeon. J'ai eu aussi l'opportunité de jouir de la salle de musculation.
J'y suis revenue samedi passé, parce que mon fils a participé avec d’autres copains et copines de son école dans différentes disciplines telles le saut en hauter, course 50m, 200m, lancement de poids. L’événement fut bien organisé. Les enfants ont pu s’amuser en faisant les compétitions prévues ainsi que d’autres activités dans des kiosques étant montés pour la journée.
Au retour il fallait bien se nourrir, après tout ces dépens d’énergie.
J’ai fait une pizza et profité de la pâte pour faire aussi de petits pains mignons.










On a invité le petit voisin pour partager la pizza.

Si vous voulez essayer la pizza maison, pour la pâte il vous faut:

2 tasses de farine tout usage

1/2 tasse d'huile végétale

1 cuillère à thé de sel

2 cuillères à table de levure

1 tasse d'eau tiède

Prévoir un peu de farine pour façoner la pâte.

Laisser réposer la pâte 1 heure et demie.

Et après la façoner jusqu'à ce qu'elle soit lisse et l'étirer avec un... rouleau en bois (????)
Bon appétit!

vendredi 3 avril 2009

Aimez-vous Vincent Delerm?

J'ai monté ce vidéo avec des images que j'ai trouvé dans la web et des photos que j'en avais prises. J'espère vous allez l'aimer.

J'aime sa voix brisée ainsi que la poésie que se dégage de ses chansons. Son père était écrivain. Je pense qu'il en a hérité ce privilège de pouvoir décrire les sentiments si précisément. Intensité d'émotions, tendresse et le talent musical pour les transmettre.