jeudi 8 octobre 2009

Changements


Mardi j'ai porté mon nouveau chandail de course d'hiver. Je l'ai adoré. La peau respire très bien et je suis toujours au chaud. Il a même un capuchon, mais c'est un peu tôt pour l'utiliser. Par contre j'aime beaucoup le type de manges qui couvrent la main.

J'ai réussi à faire les petits pas de japonaise dans la course à pied . C'est pas facile, et je dois avouer que pendant tout l'été je n'ai jamais travaillé dans mes zones 1 et 2, voir entre 134 et 153 pulsations par minute, poussée toujours par la soif de courir au rythme que j'aime. J'ai finalement compris sur l'importance de varier l'entrainement et les intensités.


Quand on travaille à intensité base, il faut vraiment ne pas se laisser aller pour l'envie de courir plus vite. Les jambes veulent toujours se disparer. C'est un travail de zen. Garder le rythme de course lent et le maintenir pendant 40 minutes.



C’est le temps d’un changement dans mon entraînement. Oui, enfin je l’ai compris. J’ai lu le livre : Du jogging au marathon de Paul Van Den Bosch et maintenant je me plonge sur The cyclist’s bible de Joe Friel. Je suis dans les premières pages, et j’aime beaucoup la façon dont l’auteur aborde la question, en insistant sur le fait et l’importance de n’est pas vivre le sport comme une obsession-compulsion. Moi, d’une certaine façon l’eut vécu : ce sentiment de culpabilité quand je ne m’entrainais pas fort, ou quand les aléas et circonstances quoique ils étaient, m’empêchaient d’aller rouler. Quelle ignorance! En lisant ces premières pages, je souris et je me sens soulagée. Pour acquérir de meilleures performances pas besoin de finir extenué. Au contraire.
Je me sens comme retournant à ma source, en prenant contact avec mes besoins : repos, ralentir, écouter mon corps. Je crois fermement maintenant sur les bienfaits d’un entraînement basé sur des prémisses logiques, où le repos ainsi que le travail sur l’endurance de base acquièrent une importance fondamentale et je comprends pour quoi : si je vais évoluer, je dois aussi améliorer mon endurance aérobie pour mobiliser les réserves de graisse et développer l’endurance de base qui me rapporteront des bienfaits à long terme. De plus chaque personne est différente, de là l’importance des plans individualisés qui tiennent en compte les spécificités concernant l’anatomie ainsi que les objectifs de chaque un.

Donc, pour ce qu’il reste du bon temps automnal, je me concentrerai sur le minutes et pas sur les kilomètres. Je dois oublier pour l’instant à faire des intervalles.

Je me demande comment je vais faire pour courir 45 minutes en jour de semaine sans que la nuit me tombe dessus. Jeudi, j’ai commencé à 6h 10 du soir, couru 40 minutes et à mon retour je ne voyais plus rien. Il y a des coureurs qui le font avec des lampes frontales.

J’ai beaucoup d’idées en tête pour cet hiver : piscine, kick-boxing, spinning, musculation, même j’ai l’idée de m’acheter un trainer pour faire du vélo à la maison (tel que mon amoureux…. ) Je ne sais pas, mais comme deux mondes qui se rencontrent, je commence à prendre beaucoup de ses habitudes…sportives, culinaires, de loisirs, etc. Je remercie tellement pour cette opportunité de partage et d’accueil de l’autre. Se laisser envahir. C’est bon.

lundi 5 octobre 2009

Ce matin j’ai eu envie de m’approprier par les biais des images, en me servant de ma caméra des instants que généralement passent inaperçus, soit parce qu'ils sont routiniers, soit parce que à matin on est généralement pressés.
6 :30 h : Première geste après avoir mis les pieds sur terre : faire bouillir l’eau pour préparer mon maté. Toujours par ordre de priorité : la préparation de la boîte à lunch de mon fils (parfois il y a des repas chauds, ce qu’il aime bien), la préparation de mon sac : le diner, les souliers, une lecture pour que le voyage soit moins long, ma bouteille d’eau. Ensuite….réveiller à mon fils, un, deux, trois fois, c’est toujours au quatrième appel qu’il réagit. Je crois qu’il sait que c’est à partir de ce 4ème appel qu’il aura assez de temps pour avaler son petit-déjeuner, se brosser les dents et partir en courant à l’école. Bye maman, je t’aime! Et il part comme une flèche.
7 :45 : prendre ma douche. M’habiller rapidement. Jamais le temps de me maquiller. J’apporte mon maquillage par contre, mais rarement je trouve le temps pour l’utiliser. Je devrai plus m’en acheter. Je marche en souliers de course.
L’autobus passe exactement à 8 :32 sur le coin de rue. Je suis bien reconnaissante du système de transport à Montréal. Toujours assez de service. Les pannes si bien arrivent, sont rares.

Parfois je lis dans le métro, parfois je regarde le monde. Aujourd’hui j’ai souri. Il y a aussi les bonnes nouvelles dans le journal : Rio de Janeiro fut désigné officiellement siège des jeux olympiques 2016.
En parlant du Brésil, il faudrait ne pas pas manquer le film de type documentaire qui se passera au Festival du film brésilien, sur la vie de Pelé, l’astre mondial du soccer. Si vous avez envie de connaître l’histoire de ce grand jouer brésilien, ne manquez pas le film Ça c'est Pelé. La date n'a pas encore été annoncée. Il s’agit d’un personnage émouvant.

Et voilà, la journée de boulot qui commence….
Et vous, comment ça se passe à matin?

vendredi 2 octobre 2009

LEÇONS DE VIE

Lors de ma première chute à vélo, j’ai dû me rendre à l’urgence de l’hôpital de mon quartier où je eus longtemps restée . Dès mon arrivée, et vis-à-vis la douleur, des pensées du genre récriminatoire émergeaient : pour quoi c'est à moi que cela a dû arriver, que j’aurais dû faire plutôt telle chose à la place, et alors je rate la Mauricie... etc.
Le temps écoula et un monsieur vint s’asseoir à mon côté. Il portait avec lui un gros sac de voyage et avait un visage souriant. Aussitôt arrivé et en regardant mes blessures il se dirige à moi et me demande pour ce qui m'était arrivée. Je lui demanda à mon tour sur cela qui l’emmenait à l’hôpital, puis il me parla de son genou. Parmi sa conversation aimable et toujours en ton de blaguer il fait en sorte que j'oublie mon bras. Les scènes de mon infortuné épisode revenant en tête à l’occasion, Gaston les saisissait à l’instant....il prenait ma bouteille d’eau et allait la remplir à la fontaine, ou me racontait une histoire...
-Aimez-vous lire?
-Oui.
-Moi aussi
. --Il sort de sa poche un petit pamphlet explicatif sur le fonctionnement de son cellulaire. Il m’explique qu’il l’a tout lu, en anglais et en français. Qu'à la page 3 on retrouve tout tout pour savoir comment enregistrer le message de bienvenue. Il a lu son petit livre à plusieurs reprises pendant son séjour avec sa sœur qui habite pendant l’été dans une caravane. Qu’il s’y fut rendu parce qu’il fut mis dehors de sa maison à Montréal. Je n’ai pas osé à demander les détails. Je me suis limitée à preter mon oreille. Il semblait vouloir partager son désespoir semi-caché. Un désespoir que peut-être il essayait de rendre moins dramatique en aidant les autres. Il n’a pas hésité à aider la dame en chaise roulante pour la déplacer jusqu’à l’accueil. L’infirmier l’avait déposait dans la salle d’attente, et une fois appelée par son nom la vielle dame se débâtait -sans résultat- pour bouger. Ce fut Gaston que de façon mécanique fit un saut pour la pousser.
À ces moments, je me suis sentie un peu égoïste. Maintenant je pense, que parfois on est tellement centrés sur nous-mêmes que nous oublions les besoins des autres, leurs malheurs, leurs tristesses. Tout le monde a une histoire, des moments difficiles à surmonter. Quand on ajoute un propos à nos vies, nos propres malheurs deviennent insignifiants, moins douloureux, et la vie semble nous sourire, tel que Gaston qui n’eut cessé de sourire pendant tout ce temps-là, même en sachant qu’une fois la nuit arrivée, il n’aurait peut-être, aucun endroit où aller.

dimanche 27 septembre 2009

Claquée et heureuse





Le matin du 26 nous nous sommes rendus sur le site près du départ dans le parc de la Mauricie. Depuis tôt le matin on avait réalisé que la brume couvrait le ciel. Mais je savais que la brume annonce toujours l'arrivée du soleil à mi-matin, ce qui fut finalement…et on a pu tous profiter d’une journée de rêve.

On s’approche pour trouver une place pour nous garer. J’adore regarder dans les alentours : comment les autres se préparent...-- chaque un sa routine--.
Azulcita, ne fut toujours pas épargnée d’une grande surprise-- et ceci à moins de 15 minutes que le départ fût annoncé. Après avoir gonflé un des pneus, ai constaté qu’il y avait une bosse annonçant que quelque chose n’allait pas bien. Il va falloir que je change la chambre à air. Un ange nommé Alfred qui passe pour m’aider. Je me rends jusqu’au chapiteau, prends ma puce et embarque sur mon vélo.

-"Les 105 km sont tous déjà partis, pas vraie monsieur?"
-"Oui, ce n’est pas grave madame, ils vont vous prendre quand même…"
Bon, je suis en route et toute seule. Le parc de la Mauricie m’offre tout un spectacle de couleurs. Je me dis : c’est certain que dans cette vie je suis venue pour être finalement un loup solitaire. Et oui, mes réflexions qui commencent… J’ai eu beaucoup de temps pour la réflexion. Et tout a été comme dans un rêve. Moi, au milieu de la nature, des couleurs qui m’envahissent d’une façon différente à chaque courbe.... bleu, orange, rouge et vert-- imaginez vous l'ensemble--.

Je dépasse quelques personnes :
Moi -Bonjour
Monsieur qui transpire -Bonjour… Êtes-vous, ahh, venu de France, ahh, pour faire le parcours, ahh?
Moi -De France? Non, je suis uruguayenne, Amérique du Sud. Au revoir.
J’ai chaud. Je m’arrête et enlève ma veste que j’avais sous mon chandail.
Moi -Les toilettes?
Madame qui passe -Un peu plus loin.

J’arrive au centre de ravitaillement. Mange une demi-banane, une barre et je vais dans la toilette. Oh! Un renard au milieu de la rue. Qu’il est beau…, un contour parfaitement aligné, je m’étonne et me demande sur la multitude d’animaux en ayant leur demeure derrière ce mur boisé multi couleur. Un monde inconnu, magique, pleine de vie, pas si loin de nous les humains-- qu’aujourd’hui avons décidé d’accomplir un défi qui nous réunissent collectivement et nous séparent aussi selon nos buts. Nous sommes tous dans le même bateau, si bien chaque un donne au défi une signification différente.

Le premier peloton va bientôt me croiser dans son retour. Que c’est beau de leur voir en vitesse, ce sont ceux qui seront les premiers dans la ligne d’arrivé. Wow!
Le retour, à quelques repris, a été pénible pour moi. Des crampes qui s’annoncent et moi, je n’ai pas le choix…je dois m’en servir de mon plus petit plateau pour faire les côtes. L’effort en étant au minimum j’avance lent. Piano piano se va lontano. Je fais appel à ma mère et à ma grand-mère, j’entretiens des dialogues avec mes aïeux. Et je ne me sens plus démunie. Que la vie est belle et il faut remercier pour tout les bonnes choses qui nous arrivent…
Panneau qui annonce 10 km, 5 km, 2 km qui restent. Il n’y a que des descentes maintenant!!! Youpi!!
Je suis un des derniers participants à compléter le défi. J’ai mis 5 heures 41 minutes!!!!…

jeudi 24 septembre 2009

Cyclo-Mauricie: les préparatifs

C'est dans le Parc de la Mauricie, sur un parcours valloné de 105 km, que se déroulera le cyclo-sportif dont je me suis inscrite depuis longtemps. Nous allons rester chez des amis à Shawinigan la nuit de vendredi, et on aura comme ça le temps de bien nous reposer.
Tout est prêt-- me dis-je. Mais il y a toujours les petites affaires ici et là à vérifier. Puis, il faut que je couse une de mes jambes, mette de l’huile à Bella, et je viens de mettre la petite pompe et une chambre à air dans mon sac. Aussi, -et selon indications d’expert- j’apporterai des gants, au- cas-où, on ne sait jamais, si bien la météo annonce beau pour samedi (18-19 degrés).
Ça sera ma première participation dans un défi Cyclo-sportif, et je dis la première, parce que le tour de l’île, ne compte pas pour moi, pour les raisons que j’ai déjà expliquées. Peut-être que je partirai dans le 2e peloton et essayerai de suivre la rue de mon ami pendant quelques instants, le temps de bien me placer.
À vraie dire, je ne reviens pas. Je m’attendais à être beaucoup plus en forme pour ce défi, mais les aléas de la vie m’ont détournée de mes entraînements. Depuis ma première chute j’ai touché peu le vélo, et depuis la deuxième (oui! j’ai encore chuté : cette fois ce fut une maudite portière),
pas du tout. Je le sais : ce n’est pas une course et il faut accepter ce qui nous arrive. Le cyclo-Mauricie je le nomme une aventure, qui ne commence pas dans la ligne de départ mais dans le partage, les préparatifs, les échanges… Demain je ne penserai qu’à notre départ vers la Mauricie….et les belles couleurs que l'automne nous annonce déjà.

jeudi 17 septembre 2009

Je rêve....

Est-ce que cela vous-est-il déjà arrivé de décider de mettre les mains sur la pâte plutôt que d’aller au dépanneur pour acheter du pain?
C’est parce que je n’aime pas le pain du dépanneur, et sinon il faut que je me déplace jusqu’au marché et je n’ai pas envie. J’ai envie de jouer à La petite maison dans la prairie ce soir….

Puis, pendant que j’étire la pâte je rêve que j’habite la campagne, dans une grande maison entourée de fleurs, plants et herbes qui la décorent. À chaque matin le parfum du persil, de la coriandre, du basilic envahissant chaque coin de chez moi.
Dehors et pas loin…le chant d’un ruisseau.
J’ai tout ce que j’ai besoin pour cuisiner : des végétaux qui poussent chaque année, du mais, tomates, laitue, bette. Des pomiers... (j'ai appris qu'on l'écrit avec une seule m)


Je suis entourée des animaux, un poulailler où je me rends chaque soirée pour prendre les œufs pour mes gâteaux. Les canards ne peuvent pas m'en manquer! J’ai toujours adoré les canards. Des chevaux, quoi d’autre? Ah! Un chien, bien sûr.
Ah, que c’est beau de rêver…
Je travaille dès la maison en faisant mes traductions --j’ai l’internet oui—
Je fais la course à pied en courant dans les champs sans aucun parcours précis et quand cela me chante, sans horaire préfixé… du vélo aussi, en fin: tout ce que je veux.
Puis en attendant que mes rêves soient 100 % complets, j’amène mes petits pains au four, dont la recette c’est garantie être originale. Je l’ai inventée à fur et à mesure, en regardant dans mes armoires les ingrédients dont je pouvais m’en servir.
Êtes-vous déjà allés au parc pour vous étendre sur l’herbe en vous couvrant avec une couverture pour recevoir les déjà timides rayons de ce doux soleil qui s’éloigne un peu plus de nous à chaque jour? Ahhh, que j’adore cela. Oui, vous étiez prévenus, aujourd’hui je me sens une Laura Ingalls….

dimanche 13 septembre 2009

Budin de pan original

J’ai préparé un "budin de pan" pour surprendre mon ami avec un plat typique uruguayen. Et puis, quand je l’ai annoncé le nom de ma création culinaire: "pudding de pain", il m’a dit par la suite : « ah, c’est le pudding chômeur, un dessert typique québécois ». À ce moment j’ai pensé donc, que les plats et les recettes sont égaux par tout dans le monde, n’ayant d’autre différence que les noms. Tout étant déjà inventé-- rien de nouveau?
Ce matin, j’suis allé regarder dans l’internet. Non, non, le pudding chômeur n’a rien à voir avec mon pudding de pain uruguayen.
Quand j’étais petite, ma mère faisait ce dessert, et on se régalait pendant quelques jours de cette délice sucrée.
Voilà je vous transmets un secret de famille, une recette simple dont son résultat est rempli d’un goût exquis qui remémore des moments de partage…




Ingrédients

Pain, ½ kg (j'ai utilisé du pain intégrale type POM)

Lait, ½ litre.

Sucre, 300 g.

Oeufs, 6.

Raisins secs, 100 g.

Crème de lait, 100 g.

Essence de vanille, 2 cuillères.


Préparation

-Dans un moule métalique chauffer 150 g de sucre pour obtener du caramel. Réserver.

-Enlever la croute du pain et le couper en cubes.

- Réchauffer le lait avec les 150 g du sucre restantes et l’essence de vanille.

- Ajouter les cubes de pain au lait.

- Laisser réposer.

- Avec une fourchette défaire le pain ou le procésser.

- Mélanger les oeufs et la crème de lait, et l’ajouter au mélange de pain et lait.

- Incorporer les raisins secs et bien mélanger.

- Verser la pâte dans le moule caramélisé.

- Faire cuire au four à 375 degrès, à bain marie, pendant une heure.

- Laisser refroidir et démouler.


Quand on l’a mangé il était encoré tiède, donc très bon. Froid c’est aussi bon, et il s’accompagne bien-- pour ceux qui ont la dent sucrée-- avec un peu de dulce de leche ou crème chantilly.